A une semaine de la rentrée scolaire, les élèves du cycle primaire, risquent de retrouver leurs écoles comme ils les ont quittés à la fin de l’année scolaire précédente. Les promesses et effets d’annonces et autres discours ne semblent pas suivre à Oran, et pour cause, rien n’a été entamé comme travaux pour préparer les établissements scolaires à recevoir les élèves. Manque de chauffage, matériel vétuste et cadre peu accueillant, risquent de compromettre les réformes entreprises dans le secteur de l’éducation depuis leur lancement en 2015, alors que le ministère de l’Education nationale accorde un intérêt stratégique au cycle primaire.
La dernière réunion tenue au Lycée Lotfi et qui a regroupé les représentants de l’éducation et les présidents d’APC, chefs de dairas et certaine associations de parents d’élèves avait pour thème principal, la création d’un climat favorable pour l’épanouissement des enfants scolarisés, et ce, suite au constat fait par la ministre de l’éducation lors de la précédente année scolaire sur la détérioration de l’environnement dans de nombreux établissements scolaires du primaire, un cycle considéré par le ministère de l’éducation national dans ses réformes, comme étant un palier prioritaire dans le système scolaire du fait que les choses les plus importantes se construisent à partir de ce palier. Qu’en est-il alors de ces établissements scolaires du primaire à une semaine de la rentrée de cette année fixé au 5 septembre prochaine ? selon de nombreux observateurs parmi lesquels les parents d’élèves, « les écoles primaires sont restées en l’état ou ils ont été laissées à la fin de l’année scolaire de l’an dernier », un fait confirmé, aucun activité de nettoiement, de peinture de façades n’a attiré l’attention et selon certaines indiscrétions, les maires des communes ne semblent pas très pressés pour ce faire en avançant le fait que leur maigre budget de fonctionnement, ne leur permet pas d’entreprendre des travaux tels que demandés par les plus hautes autorités de l’Etat. Il faut savoir selon les chiffres avancés que près de 72 % du patrimoine scolaire est constitué d’écoles primaires, dont la plupart ont des problèmes de maintenance, un constat fait par la ministre de l’éducation en personne. Du coté des présidents d’APC, les moyens financiers mis à disposition, ne permettent pas de prendre en charge, un certain nombre de problèmes liés à l’entretien des écoles, à la prise en charge des personnels (gardiennage, femmes de ménage, …).