Jalil Mehnane

L’un des secteurs qui suscitent un intérêt particulier de la part des responsables de l’Etat, en prévision des prochains Jeux Méditerranéens Oran-2021, est celui, du Tourisme. Ce secteur économique ô combien important, connaît une véritable ascension, rendant Oran encore plus radieuse. En cette fin d’année, les chiffres annoncés par la Direction locale, confirment cet intérêt. En effet, 173 établissements hôteliers seront réceptionnés, avec une augmentation dans la capacité d’accueil de 26.000 lits. Des projets qui se reflètent positivement sur le monde du travail, avec la création de 7.000 emplois directs pour les jeunes diplômés. Oran figure parmi les destinations les plus prisées, avec chaque année des millions de visiteurs enregistrés. D’où l’importance de veiller sur les structures d’accueil qui sont un maillon indispensable dans ce secteur. Dans ce cadre, Oran offre 50.000 lits pour l’accueil des visiteurs du pays et de l’étranger, El Bahia sera une ville du tourisme d’affaires, en accueillant des responsables, d’experts et de professionnels du tourisme des pays, ayant une renommée dans ce domaine. En chiffres, El Bahia abrite avant la réception de ces nouveaux hôtels, 182 structures hôtelières, parmi elles, 64 au niveau de 05 communes côtières. Par ailleurs, l’Ecole Supérieure d’Hôtellerie et de Tourisme à Oran, relevant de la Société d’investissement hôtelier “SIH” située à côté de l’hôtel Le Méridien, vient d’être inaugurée sera un véritable plus pour le secteur, puisqu’elle formera le personnel des hôtels, pour une meilleure prestation de services. Cette Ecole, la deuxième de cette société publique après celle d’Aïn Beniane (Alger), dispose de 160 places pédagogiques et autres structures. Le secteur du Tourisme à Oran a connu un bond qualitatif, où l’investissement dans ce domaine s’est renforcé par plus d’une centaine de projets. Selon la Direction de tutelle, de nouveaux établissements hôteliers de différents niveaux de classification ont été mis en exploitation durant l’été. Ces hôtels, situés dans les communes d’Arzew, Mers El-Hadjadj et Gdyel et Aïn El Turck totalisent plus de 6.500 lits. Ces lits s’ajoutent à ceux disponibles au niveau du parc hôtelier d’Oran, qui compte actuellement des hôtels de luxe exploités. Une véritable «révolution» dans le domaine, alors qu’en début des années 2000, El Bahia ne comptait aucun hôtel de luxe, en 2003, l’implantation du «Sheraton» au niveau des Falaises, a été le baptême de feu à d’autres chaînes prestigieuses qui se sont bousculées pour venir s’installer à Oran, où nature et affaires font bon ménage. Formation des guides touristiques Dans le même contexte, les responsables de la Direction du Tourisme ont mis en ligne de mire, la promotion de la destination Oran, et cela passe inévitablement par des ressources humaines bien formées, et prêtes à refléter une bonne image de la ville et de l’Algérie en général. Le premier pas a été en effet déjà entrepris par le Bureau du Tourisme local, avec la formation de 500 guides touristiques d’ici 2019. Cette initiative qui a débuté avant la saison estivale, regroupe également les meilleurs éléments des associations actives dans le domaine touristique dans la Capitale de l’Ouest choisis pour suivre cette formation. Rappelons qu’Oran compte actuellement 09 guides touristiques seulement. Un nombre très réduit pour une ville qui sera sous les feux de la rampe durant les trois prochaines années. Une visite d’un groupe de Pieds Noirs ou des touristes chinois qui effectuent depuis mardi une virée à travers les sites et monuments de la ville, nécessite plus que 09 guides touristiques. D’où l’utilité de cette formation qui est à caractère régional, et concerne des départements à Aïn Témouchent, Mostaganem et Sidi Bel Abbés. Elle est effectuée à l’Institut d’Es-Seddikia spécialisé dans le tourisme. Pour réussir cette session, une convention aurait été élaborée avec le Fonds National de Développement de l’Apprentissage et de la Formation Continue (FNAC). Dans ce cadre, les futurs guides seront formés à l’échelle locale, par la suite il y aura une session à l’échelle régionale, nationale, puis internationale. Chaque session de formation durera 60 jours, avec des sorties et un test, le tout clôturé par un diplôme. Le bureau de tourisme espère également aller plus loin en matière de formation des guides touristiques avec la préparation en parallèle d’un «GIT: Gestion de l’Information Touristique», un bulletin commun pour les guides touristiques, pour permettre une meilleure coordination entre eux et les agences de voyages. Un film pour vendre la destination Oran Toujours dans son opération de séduction, Oran prépare actuellement un film documentaire qui retrace l’histoire de la ville et ses différentes périodes, de l’ottomane à la française, en passant par l’espagnole. Ce film sera un véritable coup de pub pour la deuxième ville du pays, qui aspire à se distinguer, comme étant une métropole dans le bassin méditerranéen. Un défi dont on parle depuis des années, mais qui tarde à se concrétiser réellement sur le terrain. Selon plusieurs économistes, plusieurs entraves ont retardé ce rêve, notamment la crise due à la chute des prix du pétrole, et les mesures d’austérité qui ont suivi. Désormais, avec l’approche de l’échéance sportive des JM Oran-2021, rien ne sera laissé au hasard, et surtout le secteur des services, puisque la ville accueillera des délégations d’une vingtaine de pays. Les responsables du pays misent sur le tourisme pour faire d’Oran un premier cap pour l’organisation des événements sportifs et culturels de gros calibre. Surtout que les Jeux Méditerranéens sont la troisième compétition après la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques qui drainent le plus de monde et de retombées économiques.