J.Moncef

Hier le tribunal criminel d’appel de la cour d’Oran a enregistré une première dans ses annales, des détenus, une quinzaine qui devait être jugé par le tribunal criminel d’appel ont refusé de comparaitre en audience. « Ils ont redouté la sentence de la présidente de l’audience réputée d’être sévère dans ses décisions », ont déclarés leurs avocats. Ce fut la stupeur au niveau de la salle d’audience, avocats et parents de détenus, attendaient la suite des événements, même si les détenus « ont le droit de refuser d’être juger », soufflera un avocat.
Le représentant du ministère public, fut le premier délégué à aller leur parler, mais ils ont campé sur leur décision. Alors, la situation a pris ampleur, les responsables de la cour ont été mis eu courant. Ce n’est qu’en fin de matinée que la présidente est entrée en salle, demandant une fois de plus de faire entrer les détenus de chaque affaire à tour de rôle. Elle voulait les entendre en audience, affirmer leur refus d’être jugé. Mais ces derniers ne céderont pas et n’entreront pas en audience, c’est les agents de police qui feront l’intermédiaire et à chaque fois ce fut les mêmes réponses pour chaque mis en cause, « On ne comparaitra pas en audience ». Face à cette situation la présidente de l’audience a reporté les six affaires devant être jugés ce mercredi.