Chahmi B.

A l’arrêt depuis plus de cinq années, le siège de l’hôtel de ville d’Oran vient d’être doté d’une enveloppe supplémentaire dont le chiffre n’a pas encore été annoncé. Par ailleurs, l’ancienne enveloppe « bouffée » était de 50 milliards de centimes. Cette nouvelle rallonge financière sera consacrée à l’achèvement des travaux de restauration qui étaient à l’arrêt depuis 2016 pour les motifs purement financiers. Cette importante somme aurait été accordée par le wali d’Oran, après un exposé détaillé sur la situation de cet édifice, l’un des plus importants dans la capitale de l’Ouest algérien.
Il est à souligner que les travaux d’habillage et d’aménagement intérieurs de l’hôtel de ville, à l’arrêt pour absence de moyens financiers, seront relancés dans les plus brefs délais. Pour rappel, ce deuxième partie du projet a été lancé il y a plus de cinq années, mais l’achèvement des travaux a buté sur le problème de manque de moyens financiers, sachant bien que la première tranche relative au traitement de la façade, de la toiture et les murs et les travaux de confortement a été achevée, mais la deuxième tranche inhérente aux travaux d’aménagement et à l’habillage à l’intérieur, n’a pas été lancée. Pour achever le projet, l’APC d’Oran avait besoin d’une enveloppe de plus de 50 milliards de centimes, selon l’estimation de l’étude. L’hôtel de ville, une fois réhabilité, devait accueillir uniquement le bureau du maire et le secrétariat général. Les autres services devaient faire l’objet d’un transfert vers l’hôtel château neuf converti en siège de la commune qui lui aussi attend son enveloppe financière. Le représentant du bureau d’études compétent, avait annoncé que les travaux de restauration de l’hôtel de ville devaient être achevés en février 2019. Construit en 1886, l’édifice est un véritable joyau architectural. il se caractérise par sa rampe d’escalier en marbre ou trônent deux statues de lions en bronze, symbolisant la ville d’Oran et par une belle mosaïque à l’entrée principale, d’une toiture en ardoise et de cimaises d’œuvre d’art relatant les différentes légendes liées au nom de la ville d’Oran. La restauration avait été décidée après le constat des spécialistes qui avaient souligné que la bâtisse menaçait ruine. Son intérieur est constitué de plusieurs fresques inédites ornant ses plafonds, son parterre et ses murs. Les deux lions en bronze, œuvres réalisées par le sculpteur Nicholas Cain, qui ornent son entrée, on été installés en 1888, comme pour protéger la ville et sa mairie contre toute convoitise.