Kaid Omar

 

Ce dernier jeudi, un ancien responsable de l’OAIC, inspecteur général et directeur de commerce, a été condamné à 10 années de prison ferme par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger. Le verdict prononcé du mis en cause à une peine de dix (10) ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars algériens pour son implication dans une scandaleuse affaire de corruption suite au transfert illicite d’importantes sommes vers le Luxembourg, dont l’auteur, répondant aux initiales H.A, est un ancien haut responsable de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), qui a exercé également aux postes d’inspecteur général et de directeur du commerce entre 2013 et 2020, accusé de plusieurs chefs d’inculpation notamment d’ « enrichissement illicite », « blanchiment d’argent » et « octroi d’indus avantages », dans des faits qui remontent à novembre 2020, quand des informations font état qu’une personne de haut rang au sein de l’OAIC avait effectué plusieurs transactions financières depuis l’Algérie vers ses comptes bancaires au Luxembourg où le montant précis des transferts s’élève à pas moins de 1.9 million d’euros. Une affaire qui avait déjà défrayé la chronique des affaires judiciaires en suspens, où, en mars 2021, le procureur de la République près du même pôle du tribunal de Sidi M’hamed avait révélé dans le cadre de cette affaire, que le principal mis en cause « possédait une villa de 513 m², un local commercial de 200 m² et un appartement de 180 m² à Alger, des biens immobiliers acquis entre 2004 et 2009 », ajoutant que le suspect effectuait des déplacements fréquents entre l’Algérie et la France, tous les deux mois. Des faits confirmés par la perquisition du domicile de l’ancien responsable de l’OAIC, quand les services de sécurité avaient réussi à récupérer d’importantes sommes d’argent en dinar, mais aussi en devises, ainsi que des documents et des relevés de compte ne faisant aucun sur les chefs d’accusation reprochés. C’est dire également que le temps rattrape toujours ses criminels, ces gestionnaires indélicats qui usent et abusent des deniers publics. A bon entendeur …