R.R

A l’occasion de la conférence tenue au niveau de l’école de police Tayebi-Mohamed de Sidi Bel-Abbès dans le cadre de l’accord de partenariat signé entre la DGSN et le Commandement de la Gendarmerie nationale dans différents domaines, dans une rencontre organisée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance (20 novembre) et de la Journée mondiale de lutte contre la violence contre la femme (25 novembre), la commissaire de police Khaoues, lors d’une première intervention, a axé son intervention sur “les efforts conjoints entre la sûreté et la gendarmerie nationales en matière de protection des personnes vulnérables”, a indiqué que “les services de la DGSN ont recensé durant les neuf premiers mois de l’année en cours 4.992 affaires dont ont été victimes des enfants contre 5.641 durant les neuf premiers mois de 2021”. La commissaire Khaoues affirmant que ces affaires sont liées aux coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, agressions sexuelles, mauvais comportement, kidnapping et homicides volontaires, entre autres, soulignant que 640 affaires ont été enregistrées durant l’année en cours touchant la tranche d’âge de moins de 10 ans, alors que 880 autres cas ont visé les enfants de 10 à 13 ans, 1.636 autres ont touché la tranche d’âge de 14 à 15 ans et 1.778 les enfants âgés de 16 à 18 ans. “Tous ces cas concernent les enfants des deux sexes”, a-t-elle précisé. S’agissant des affaires liées à la violence exercée contre la femme, la même responsable de police a signalé 4.627 affaires survenues en milieu familial, 4.641 autres hors milieu familial durant la même période de l’année en cours. En 2021, le nombre de cas était de l’ordre de 5.646 affaires de violence contre les femmes en milieu familial et 5.412 affaires de violence hors milieu familial. Intervenant par la suite, le Lieutenant-colonel Toualbia Tarek, cadre au Commandement général de la Gendarmerie nationale, a indiqué que 7.323 cas de violence contre les femmes ont été enregistrés au cours de l’année en cours, au cours desquels 7.941 femmes ont été victimes ainsi que 1.544 cas de violence contre les enfants. Dans ce contexte, le même orateur a salué les efforts déployés par les services de sécurité dans la protection des personnes vulnérables grâce à la formation continue des ressources humaines afin d’assurer un soutien psychologique et social aux groupes vulnérables, tout en mettant au service des citoyens des numéros verts pour dénoncer toutes les affaires.