Rachid Boutlélis

Dix habitations illicites, nouvellement érigées dans les abords immédiats du répugnant bidonville Oued Namousse, dans le village Fillaoucène, communément appelé El Qaria, dépendant de la municipalité de Bousfer, ont été ciblées, dans la matinée d’hier, par une opération de démolition, initiée par les services de la daïra d’Aïn El Turck. Selon le chef de daïra contacté à ce propos, cinq parmi les dix habitations illicitement construites, étaient inoccupées et étaient en toute vraisemblance proposées à la vente et/ou à la location. Notons que cette opération a nécessité un déploiement dissuasif des forces de la gendarmerie nationale et ce, pour parer à toute fâcheuse éventualité dans ce lieu réputé comme étant un nid de délinquance. Cet affligeant état de fait est, notons-le, sans cesse dénoncé par les habitants de ce village, initialement à vocation agricole. Ces derniers revendiquent depuis des années l’installation d’une brigade de la gendarmerie nationale pour assurer leur sécurité. Leurs représentants ont, vainement à plusieurs reprises, adressé des requêtes aux responsables locaux concernés pour exprimer « leur inquiétude face à la montée de la violence, qui meuble leur quotidien et ce, tout en révélant que, des jeunes, issus de familles sinistrées, qui ont élu domicile dans l’infect regroupement de masures en question, construit sur le lit desséché de la rivière, baptisée ”oued namousse” par la vox populi, seraient tombés dans le piège de la drogue ainsi que de la délinquance et seraient impliqués dans les guerres déclarées entre les clans ». Il convient de rappeler dans ce morbide contexte que des indus occupants dudit bidonville ont investi, quelques mois auparavant, les appartements de la cité des 500 logements LPL, située juste en face de l’entrée principale d’El Qaria. Il a fallu l’intervention des forces de la gendarmerie nationale pour les déloger et beaucoup de tact et de professionnalisme pour éviter une émeute.