Zeggai Abdelkader

Rien ne va plus dans le monde des courses hippiques. En effet les courses de chevaux ont été fortement déstabilisées la semaine dernière, certaines remboursées ou annulées, et ce depuis le vendredi 13 janvier dernier, date du décès du jockey Djamel Benkhalifa tombé en pleine course et qui a rendu l’âme juste après son transfert à l’hôpital. Après ce drame qui a eu lieu à l’hippodrome «Parc des Loisirs» de Laghouat, plusieurs jockeys ont refusé de chevauché et ont exprimé leurs protestation eu égard à des conditions de travail difficiles et en réclament la couverture sociale ainsi que plusieurs autres revendications. Pour dénouer cette crise, la direction générale a tenue une réunion avec des représentants des jockeys de chaque hippodrome, jeudi passé au siège de la D.G, afin d’enclencher un débat et trouver des solutions urgentes. Cependant les conditions dans lesquelles s’est déroulé la course de ce samedi 21 janvier 2023 n’augure rien de bon ! 7 chevaux ont été « retirés » sur les 17 partants, et seulement 10 chevaux ont pris part à la course du Caroubier. Les observateurs avancent que le « boycott » de certains propriétaires de chevaux obéit plutôt à un bras de fer avec le directeur général de la SCHPM (Société des courses hippiques et du pari mutuel) qui souhaiterait mettre de l’ordre dans la société des courses, ce que redoutent certains qui veulent faire perdurer le statu quo. En tout état de cause, une lutte larvée se déroule actuellement au niveau des champs de courses et certains à travers le boycott ou un probable appel à la grève des courses visent à revenir à la case de départ où rien ne doit changer ! Il est clair aujourd’hui que la mort du jockey en pleine course a fait bouger les choses. Espérons seulement que le décès de Djamel Benkhalifa qui a laissé une veuve et 02 enfants et qui n’était même pas assuré soit le prélude à un changement vers une transparence et une qualité reconnue des courses hippique en Algérie. Pour rappel, la société des courses hippiques et du pari mutuel est sous l’égide du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural.

Dernière minute :
Nous venons d’apprendre que 06 propriétaires de chevaux de course ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre pour motif de tentative de déstabilisation de l’entreprise et incitation à la grève, action ayant provoqué un préjudice financier important lors de la journée du 21 janvier. Nous y reviendrons.