Rachid Boutlélis

L’insensé et l’inadmissible a grandement choqué les membres de la commission de wilaya, qui ont effectué, hier, une inspection de travail, au niveau du chantier abritant le projet de réalisation du nouveau bureau de poste d’Aïn El Turck. Suprême ironie, seul trois ouvriers, affalés à même le sol dans un coin d’ombre, vraisemblablement terrassés par la chaleur, auraient été dénombrés dans ce chantier où les travaux sont à l’arrêt depuis quelques mois, sans pour autant que les responsables concernés n’en soient informés, indique une source proche de ce dossier. Un ridicule outrancier, qui biaise la réalisation de ce projet d’utilité publique, dont les travaux ont été lancés, rappelons-le, au cours du début du mois de février 2014. Le retard ubuesque accusé depuis dans la réalisation de ce bureau de poste, dont les travaux traînent lamentablement depuis près d’une décennie, a été sordidement entrecoupés par des arrêts. Sur un autre volet, notons également que plusieurs malfaçons ont été relevées entre-temps, sans susciter une réaction de l’administration chargée de la gestion de ce dossier. Il importe de rappeler que les travaux de réalisation ont été suspendus pendant plus de quatre ans, quelques mois après leur entame et ce, avant d’être relancés en 2018. Cependant, l’entreprise à laquelle a été confiée la réalisation de ce projet n’a pas fait long feu et a été obligée de se désister en faveur d’une autre entreprise, qui, selon le constat de visu de l’état des lieux, n’a pas dérogé à la règle que ses prédécesseurs, qui se sont succédé depuis 2014. Notre source indique qu’un rapport de l’état de déliquescence, constaté au niveau de ce chantier, a été consigné par les membres de cette commission de wilaya et devra être remis au wali d’Oran M. Saïd Sayoud. Il est utile de signaler que le projet en question été inscrit dans le cadre du plan de la relance économique, PRE, Une assiette, qui s’étend sur 640 m² a été retenue en 2011 pour la réalisation de cette infrastructure, conformément aux normes universelles, à proximité de la place du 1er novembre 1954, en plein cœur du chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck. Un apport financier d’un montant de 4,5 milliards de centimes a été dégagé dans un premier temps et ce, avant que des avenants ne soient accordés par la suite pour achever les travaux dans les délais prescrits.