Wassila. B

Le chef du Bureau de coordination au centre d’information et de coordination routière de la Gendarmerie nationale, le commandant Samir Bouchehit, a affirmé qu’il y a eu une hausse inquiétante des accidents de la route depuis le début janvier 2024, par rapport à la période précédente. Par le langage des chiffres, le même responsable a indiqué que la Gendarmerie nationale a dénombré sur les routes «987 accidents qui se sont produits, causant 344 morts et 1.454 blessés depuis le début janvier 2024». Le commandant Bouchehit a souligné que cette hausse du nombre d’accidents est due à des dérapages et collisions entre véhicules survenus sur l’autoroute Est-Ouest et sur les routes nationales. L’autoroute arrive en tête des tronçons routiers qui ont connu le plus grand nombre d’accidents, puis, les routes nationales, 1, 3 et 5. Ce responsable a par ailleurs souligné que le nombre total d’accidents de la circulation enregistrés au cours du mois de janvier 2024 sur l’ensemble du territoire relevant du ressort de la Gendarmerie Nationale a enregistré 545 accidents de la circulation, entraînant la mort de 233 personnes et 944 blessés. Selon ce responsable, le mois de février a connu une augmentation du nombre de victimes, par rapport à la même période de l’année dernière, due à l’implication des véhicules transportant des passagers et des marchandises dans un grand nombre d’accidents de la circulation. Selon l’intervenant, le facteur humain représente la principale cause des accidents de la route, avec un taux de 91%. L’état des routes et l’environnement représentent 4,84%, et l’état du véhicule représente 4,30%. La responsabilité des accidents de la route est due à l’implication des conducteurs dans plus de 76% du nombre total des accidents, dont la plupart sont des hommes, et tous sont des jeunes ayant obtenu un permis de conduire depuis moins de 5 ans. Ils se caractérisent par l’impulsivité et la conduite imprudente et ne respectent pas le code de la route, notamment en ce qui concerne la vitesse excessive sous l’emprise de l’alcool ou de substances psychotropes, les conducteurs étant peu conscients de la circulation. Concernant l’état des routes et des abords, le commandant Bouchehit a indiqué qu’il était une cause directe de plus de 4% des accidents. Le mauvais état des routes a contribué de manière significative à la survenue de nombreux autres accidents, dont les conducteurs portent la responsabilité.
Les causes attribuées aux véhicules sont liées à des dommages aux roues et à des dysfonctionnements mécaniques, notamment des systèmes de freinage et de direction, qui peuvent résulter de la qualité des pneumatiques et des pièces de rechange des véhicules impliqués. Selon la gendarmerie nationale, la vitesse excessive reste le principal facteur d’accidents avec un taux de plus de 22%, en plus de l’implication et de l’indifférence des piétons à un taux de 14%, suivi par la négligence des conducteurs avec un taux de plus de 11%. Enfin, il est à signaler que la gendarmerie nationale a mis en place une page internet intitulée «Tariki» dédiée aux signalements par les citoyens des infractions qui sont par la suite traitées par une équipe spécialisée opérationnelle 24h/24″. Ces signalements sont transmis aux unités de terrain pour prendre les mesures nécessaires.