Djamila. M

Les ateliers des tailleurs et couturiers de la wilaya d’Oran connaissent une grande reprise de leurs activités à quelques jours de la célébration de l’Aïd El-Fitr. Et pour cause, la hausse  vertigineuse et effroyable des prix des vêtements qu’ils soient de fabrication locale ou importés. Face à la hausse constante des prix du prêt-à-porter, notamment durant la dernière semaine du mois sacré de Ramadhan, les familles à revenu limité préfèrent s’adresser aux tailleurs pour confectionner les vêtements de l’Aïd pour adultes, selon leur propre goût. Quant aux prix des vêtements pour enfants, c’est une véritable flambée, comparativement à ceux pratiqués un mois auparavant. Les prix des vêtements pour enfants de moins de 3 ans, dépassent les 10.000 DA, suscitant colère et désapprobation des chefs de familles. Lors d’une tournée effectuée par CapDz au niveau de plusieurs ateliers de couture dans les quartiers d’Oran, de nombreuses personnes, en particulier les ménagères, ont préféré s’adresser aux couturiers à la réputation avérée, afin de confectionner des vêtements d’intérieurs genre (Bad3ia) ou ceux de sorties tels les djellabas selon les goûts. En effet, les ateliers de couture sont devenus par la force des choses et des circonstances, une solution économique qui permet aux familles oranaises de contrôler leurs budgets et choisir des tissus et des motifs qui leur conviennent et à des prix proportionnels aux bourses des chefs de famille. Une robe pour enfant, à titre d’exemple, revient à partir de 3.000 DA s’il elle est cousue, tandis qu’elle est vendue à partir de 5.000 DA en prêt-à-porter. Certains se rendent également dans ces ateliers pour ajouter des détails à leurs vêtements de prêt-à-porter. Ces derniers temps, il est devenu difficile de dénicher un couturier qui accepte les commandes la dernière semaine du mois sacré, en raison des nombreuses commandes. Bien entendu, certains en profitent pour augmenter les prix.  A l’approche de cette occasion, symbolisant pour beaucoup, la joie des enfants et leur liesse devant leurs pairs, dès la fin de la prière des tarawih,  la plupart des rues et quartiers de la ville ont envahis par les familles à la recherche d’une bonne occasion pour faire plaisir à leurs enfants.  Des robes de fabrication locale, des ensembles pour garçons et filles sont proposés à des prix allant de 4.000 à 6.000 DA, tandis que les prix des produits importés dépassent les 10.000 DA. Les chaussures ont également connu une hausse spectaculaire des prix, où le prix du « made in Algeria »  a dépassé les 1.500 DA. Les clients face à cette hausse des prix demeurent abasourdis, particulièrement ceux à faible ou moyen revenu, qui après avoir été laminés par les prix des produits alimentaires durant le mois de ramadhan, se saignent carrément pour acquérir les vêtements de l’Aïd. Et les commerçants saisissent bien sur cette aubaine pour faire des gains encore plus importants et compenser les pertes et autres déficits de leurs activités commerciales.