Wassila. B

Á moins de trois mois de l’élection présidentielle, de nombreux partis politiques ont exprimé leur position vis-à-vis du scrutin du 7 septembre prochain. Plusieurs partis politiques ont appelé le Président Tebboune à se représenter pour un nouveau mandat. Après le mouvement El Bina, le RND, le parti El Karama et le Front pour le militantisme national (FMN), c’est au tour du FLN, parti majoritaire au Parlement d’appeler le président Tebboune à « poursuivre le processus de réformes et de développement ». « Fidèle à ses principes et avec conviction, le FLN lance un appel au président de la République à briguer un second mandat pour parachever le processus de réformes et de développement », indique l’ex-parti unique dans la résolution qui a sanctionné les travaux de son comité central tenu ce week-end à Ain Benian, sur la côte ouest d’Alger. Le Comité central du FLN formule le voeu que « le Président de la République répondra à cet appel renforcé avec honnêteté et loyauté envers l’Algérie, et soutenu par la confiance de millions d’Algériens et d’Algériennes, qui espèrent réaliser leurs aspirations légitimes à un État fort, sûr, prospère et développé », poursuit le texte. Ce soutien, du reste attendu, a été formulé dès l’ouverture des travaux du Comité central par Abdelkrim Benmbarek, le secrétaire général du FLN qui été élu à la tête de l’ancien parti unique en novembre 2023. « Notre soutien à Abdelmadjid Tebboune dépasse le sens d’allégeance (…) Il est de notre devoir de défendre les réalisations du président. Notre choix s’impose de lui-même au regard de son bilan que nul ne peut ignorer », a-t-il expliqué en soulignant que son parti est la « première force nationale ».
Le Front du militantisme national (FMN) a appelé récemment le Président Tebboune à briguer un nouveau mandat. Ce parti a évoqué le souci de « parachever les réformes économiques et sociales ». «Après la réunion du Conseil National et après une large concertation, le parti a décidé de lancer un appel au président Tebboune, à briguer un nouveau mandat présidentiel.» Cet appel est intervenu au lendemain de la naissance de la « coalition des partis de la majorité pour l’Algérie » (CPMA) qui regroupe le FLN, le RND, le mouvement El Bina et le Front El Mostaqbel. Tenue au siège du FLN, la première réunion de ce qui est une nouvelle « alliance présidentielle » a décidé de mettre sur pied une commission chargée d’évaluer le bilan de la période passée et de « préparer une conférence nationale sur les exigences des défis de l’heure ». Lors d’une rencontre de concertation ayant regroupé les chefs des quatre partis, Abdelkrim Benmbarek, Mustapha Yahi, Abdelkader Bengrina et Fateh Boutbig, au siège du parti du FLN, M. Benmbarek a indiqué que cette rencontre « scelle une alliance politique entre des formations partageant des dénominateurs communs et des objectifs clairs visant à réaliser un consensus national pour protéger les intérêts du peuple et appuyer toutes les démarches participant de l’édification d’une Algérie forte ». Le Secrétaire général du FLN a affirmé que les quatre partis de l’alliance aspiraient à « conforter le front intérieur du pays ».