Wassila. B
Sous l’impulsion directe du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a engagé une refonte profonde de son environnement juridique, posant les bases d’une économie moderne, attractive et confiante en son avenir. C’est cette vision stratégique qui a été au cœur du séminaire national sur la sécurité juridique et son impact sur le développement économique, tenu hier à Alger, un événement d’envergure qui a rassemblé l’ensemble des forces vives de la Nation autour d’un projet commun : garantir la stabilité et la prévisibilité du droit pour libérer les énergies créatrices et entrepreneuriales. Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, en présidant l’ouverture des travaux au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, a d’emblée placé cette réflexion collective sous le haut patronage et la vision éclairée du Président Tebboune. Dans une allocution substantielle, il a longuement développé la philosophie présidentielle qui considère la sécurité juridique non comme un simple concept technique, mais comme le fondement indispensable de toute dynamique de développement économique durable. Le chef du gouvernement a rappelé avec force que le Président de la République accorde une importance primordiale à cette question, l’ayant inscrite au rang des priorités nationales et l’évoquant régulièrement comme un pilier de son programme de relance et de renouveau. Cette insistance présidentielle découle d’une conviction profonde : un cadre juridique clair, stable et équitable est la condition sine qua non pour encourager l’investissement, protéger l’initiative privée et publique, et stimuler l’innovation sous toutes ses formes.
La volonté du Président Tebboune est de faire de l’Algérie un espace économique sécurisé où les opérateurs nationaux et internationaux peuvent projeter leurs activités à long terme, en toute confiance. Il s’agit de transformer l’environnement des affaires pour que notre pays devienne non seulement un marché attractif, mais aussi un véritable portail stratégique pour l’Afrique et un hub régional fiable, tant sur le plan économique que juridique. Cette ambition, a souligné le Premier ministre, ne peut se réaliser qu’en consacrant dans les faits le triptyque des principes chers au Président : la transparence des procédures, la responsabilité des acteurs et l’intégrité dans la gestion de la chose publique. C’est sur cette base éthique solide que pourra s’épanouir une économie compétitive et diversifiée.
Protection du gestionnaire
Un des aspects les plus marquants de la politique du Président Tebboune, et que le Premier ministre a longuement mis en lumière, concerne la protection du gestionnaire. Le chef de l’État a en effet placé la question du cadre managérial au cœur de ses préoccupations, considérant les cadres et les décideurs économiques comme des leviers essentiels de la dynamique de développement. Le Président a très tôt ordonné d’œuvrer à la dépénalisation de l’acte de gestion, une réforme majeure qui vise à distinguer clairement et sans ambiguïté l’erreur de bonne foi, inhérente à toute prise de risque et à toute décision entrepreneuriale, des actes de corruption ou de malversation délibérés. Cette distinction cruciale, explicitement soulignée dans le programme présidentiel, répond à un objectif de justice et d’efficacité économique : il s’agit de libérer les énergies, d’encourager la prise de décision responsable et d’éviter la paralysie par la crainte de poursuites judiciaires disproportionnées. Le Président Tebboune entend ainsi instaurer une politique de protection des cadres intègres de l’État et du secteur économique, ceux qui agissent avec diligence et dans l’intérêt du développement national.
Cette orientation politique forte s’est traduite par des actes concrets et des réformes structurelles d’une ampleur significative. Le Premier ministre a rappelé que la vision du Président a d’abord été consacrée au plus haut niveau du droit, avec l’adoption de la Constitution de 2020. Cette loi fondamentale a inscrit dans le marbre le principe de la sécurité juridique, ainsi que le renforcement des garanties de la liberté du commerce, de l’investissement et de l’entrepreneuriat. Ce socle constitutionnel fournit une assise inébranlable à toutes les réformes sectorielles engagées. Sur le terrain, sous l’impulsion et les instructions directes du Président Tebboune, de nombreux chantiers législatifs et réglementaires ont été menés à bien pour concrétiser cette vision. La révision complète du système juridique et institutionnel de l’investissement a été entreprise pour le rendre plus fluide, plus attractif et plus lisible. La question stratégique du foncier économique a été abordée avec courage à travers des réformes visant à faciliter son exploitation et sa valorisation, un point souvent critique pour la réalisation des projets. Parallèlement, le système bancaire et financier fait l’objet d’une modernisation approfondie pour mieux accompagner les entreprises et les investissements productifs. Enfin, le code des marchés publics a été revu pour en garantir plus de transparence, d’efficacité et d’équité.
Feuille de route présidentielle
Le séminaire d’hier, par son ampleur et la qualité de ses participants, était la manifestation éclatante de la concrétisation de cette feuille de route présidentielle. Organisé par le ministère de la Justice et l’Ordre des avocats d’Alger, en coordination avec l’Union nationale des entrepreneurs publics et le Conseil du renouveau économique algérien, l’événement a réuni plus de mille cinq cents personnes, constituant ainsi un forum exceptionnel de dialogue entre le monde du droit et celui de l’économie. La présence des plus hautes autorités de l’État témoignait de l’importance stratégique accordée à ce dossier. Aux côtés du Premier ministre et du ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, figuraient notamment le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, et la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leïla Aslaoui. La présence des conseillers du Président de la République, M. Mohamed Hammouche pour les affaires juridiques et judiciaires et M. Farid Yaici pour les questions financières et économiques, soulignait le lien direct entre les travaux du séminaire et les priorités définies au plus haut niveau de l’État.
L’ouverture des travaux a été marquée par la projection d’un documentaire illustrant les mutations économiques significatives que connaît l’Algérie depuis plusieurs années, évolutions survenues dans un climat de quiétude et de stabilité retrouvées. Cette rétrospective visuelle a servi de préambule concret aux débats, rappelant le chemin parcouru et le contexte favorable dans lequel s’inscrivent les réformes en cours. Les discussions qui ont suivi, riches et approfondies, se sont structurées autour de l’opérationnalisation du concept de sécurité juridique. Les participants, juristes éminents, économistes chevronnés, cadres d’entreprises publiques et privées, et experts en gestion, se sont penchés sur les modalités pratiques de renforcement de la sécurisation du processus de gestion. Ils ont analysé les mécanismes permettant de traduire dans les faits la distinction entre erreur de gestion et faute détachable du service, un point essentiel pour apaiser le climat de décision. Les échanges ont également porté sur les moyens d’améliorer encore la prévisibilité et la stabilité du cadre législatif et réglementaire, condition indispensable pour attirer les investissements de long terme et stimuler l’esprit d’entreprise.
Ce séminaire a bien plus été qu’une simple rencontre d’experts ; il a constitué une étape importante dans la mise en œuvre de la vision économique et sociétale du Président Abdelmadjid Tebboune. Il a démontré la cohérence d’une approche qui place le droit au service du développement et qui considère la confiance des acteurs économiques comme le bien le plus précieux à construire et à protéger. En liant indissociablement la modernisation juridique, la protection des gestionnaires de bonne foi et la libération des initiatives économiques, le Président Tebboune trace les contours d’une Algérie nouvelle, où l’État de droit est le garant d’une prospérité partagée et durable. Les réformes engagées, vastes et courageuses, visent à faire de la sécurité juridique une réalité tangible pour chaque citoyen entrepreneur, chaque investisseur et chaque cadre engagé dans le développement national. C’est sur ce socle de confiance et de stabilité que l’Algérie entend bâtir son avenir économique et affirmer son rôle de locomotive dans la région.
