Toufik K

Une crise sociale majeure secoue actuellement les employés de la société Eco Arzew à Oran. Selon un membre de l’Assemblée populaire de la wilaya, ces salariés n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois, plongeant de nombreuses familles dans des difficultés financières importantes. 

La situation est d’autant plus préoccupante que la majorité des travailleurs sont chefs de famille, assumant de lourdes responsabilités économiques. Face à cette situation, un appel urgent a été adressé au wali d’Oran, M. Brahim Ouchene, pour une intervention immédiate afin de garantir les droits des salariés et préserver leur dignité.

Pour prévenir la récurrence de tels problèmes, le wali a donné des instructions strictes aux présidents de daïras. Dorénavant, aucune validation budgétaire ne pourra être effectuée sans que les salaires des employés des EPIC soient assurés pour une période minimale de dix mois. Le système de paiement trimestriel, jusqu’alors en vigueur, est suspendu. L’objectif est clair : sécuriser les rémunérations et éviter tout dysfonctionnement dans les structures concernées.

Cette situation n’est pas isolée. Les salariés de « Oran Verte » subissent un retard de quatre mois dans le versement de leurs salaires depuis août dernier. Ils ont perçu ces jours-ci un mois de salaire seulement. Pour les employés des EPIC Oran Propreté et ERMESO, leurs arriérés n’ont été régularisés qu’après l’intervention du wali en novembre dernier, grâce à des mesures d’urgence : 74 millions de dinars ont été débloqués pour solder les arriérés, tandis que plus de 100 milliards de centimes ont été mobilisés pour soutenir trois structures principales : « Oran Verte », « Oran Propreté » et « Éclairage public ERMESO ». Par ailleurs, 550 millions de dinars ont été alloués spécifiquement à « Oran Verte » pour apurer ses dettes et régulariser ses créances.

Le retard dans le paiement des salaires est souvent lié au non-règlement des dettes de certaines communes envers ces entreprises, compliquant ainsi leur trésorerie et générant une pression sociale considérable sur les familles des employés.