La Cour suprême de justice du Venezuela a ordonné, samedi soir, à la vice-présidente Delcy Rodriguez d’assurer immédiatement les fonctions de présidente par intérim, à la suite de l’arrestation du président Nicolas Maduro par les États-Unis.

La décision, rendue publique par voie radiotélévisée, a été lue par la magistrate Tania D’Amelio, membre de la plus haute juridiction du pays. Dans son ordonnance, la Cour précise que Mme Rodriguez est appelée à « assumer et exercer, en tant que présidente par intérim, l’ensemble des pouvoirs, devoirs et attributions inhérents à la fonction présidentielle », ajoutant que cette mission doit être exercée « immédiatement ».

Cette annonce intervient dans un contexte de forte tension politique et institutionnelle, après une opération militaire américaine menée samedi à Caracas. Selon plusieurs médias internationaux citant le président américain Donald Trump, les forces américaines « ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro ainsi que son épouse, avant de les transférer hors du territoire national ».

Face à ce bouleversement sans précédent, le pouvoir judiciaire vénézuélien affirme agir dans le cadre de la Constitution afin de garantir la continuité de l’État et le fonctionnement régulier des institutions. La désignation de Delcy Rodriguez, figure centrale de l’exécutif et proche collaboratrice de Nicolas Maduro, vise ainsi à éviter un vide institutionnel.

Cette évolution spectaculaire de la situation au Venezuela suscite de vives réactions sur la scène internationale, tandis que de nombreuses interrogations demeurent quant aux conséquences politiques et diplomatiques de l’intervention américaine et à l’avenir immédiat du pouvoir à Caracas.