La présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Annalena Baerbock, a réaffirmé lundi soir l’importance cruciale du respect de la Charte de l’ONU et du droit international, soulignant que ceux-ci constituent le fondement de l’ordre mondial et la garantie d’un monde pacifique et juste pour tous.

Dans un communiqué consacré à la situation au Venezuela, Mme Baerbock a rappelé que l’intervention militaire des États-Unis dans le pays sud-américain illustre l’urgence de respecter les principes internationaux. « La Charte de l’ONU n’est pas facultative, elle constitue notre cadre directeur, en temps de paix comme en temps de crise », a-t-elle insisté.

La présidente a précisé que l’article 2 de la Charte impose à tous les États membres de s’abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout pays, ou de toute action incompatible avec les objectifs de l’ONU. « Un monde pacifique, sûr et juste pour tous n’est possible que si la primauté du droit prévaut sur la loi du plus fort », a-t-elle ajouté.

Cette déclaration intervient alors que la situation politique et sécuritaire au Venezuela reste fragile, avec des tensions croissantes entre autorités locales et forces étrangères. Les appels à la communauté internationale se multiplient pour garantir le respect du droit international et protéger la souveraineté du pays, tandis que la population vénézuélienne continue de subir les conséquences d’une crise politique, économique et sociale prolongée.

L’Assemblée générale de l’ONU réaffirme ainsi sa position sur le rôle central du multilatéralisme et la nécessité de solutions diplomatiques pour résoudre les conflits internationaux, loin des interventions unilatérales qui risquent d’aggraver les tensions régionales.