La circulation reste fortement perturbée dans le sud de Lyon et dans plusieurs zones de la région Rhône, où des agriculteurs ont maintenu depuis lundi des blocages sur des axes routiers stratégiques. Cette mobilisation vise à dénoncer la gestion par le gouvernement de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, une maladie bovine qui affecte gravement le cheptel national.
Sur la route métropolitaine M7, à hauteur de Pierre-Bénite, tracteurs et manifestants occupent la chaussée, coupant totalement la circulation et installant un campement pour prolonger la protestation. D’autres points de blocage sont signalés au nœud de la jonction A450/A7, provoquant des ralentissements significatifs et des fermetures partielles de voies. Les autorités routières ont mis en place des déviations et recommandé aux automobilistes d’anticiper leurs déplacements ou de reporter ceux jugés non essentiels.
Les agriculteurs protestent contre plusieurs mesures gouvernementales jugées injustes : la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire, la hausse des coûts de production, et la négociation d’accords commerciaux internationaux, notamment avec le Mercosur. Ils craignent que ces politiques ne compromettent durablement la filière agricole française et mettent en péril la survie de petites exploitations.
Ce mouvement s’inscrit dans une série de manifestations qui ont ponctué le territoire français ces dernières années, illustrant la tension croissante entre le monde agricole et les autorités, surtout en période de crise sanitaire ou économique. Les représentants syndicaux continuent de réclamer des mesures concrètes et un dialogue immédiat avec le gouvernement pour trouver des solutions durables.
Alors que les perturbations se poursuivent, les autorités locales et nationales se trouvent confrontées à un dilemme : garantir la fluidité du trafic et la sécurité des usagers tout en répondant aux revendications légitimes des agriculteurs, dont la situation économique est de plus en plus fragile.




