Wassila. B
Le Département d’État américain a instauré une mesure financière contraignante pour les Algériens souhaitant se rendre aux États-Unis avec un visa temporaire. À compter du 21 janvier 2026, toute demande de visa de type B1 (affaires) ou B2 (tourisme) devra être accompagnée du versement préalable d’une caution, dont le montant pourra s’élever jusqu’à 15 000 dollars, soit l’équivalent d’environ 3,57 millions de dinars au taux du marché parallèle.
Cette décision place l’Algérie sur une liste de 38 pays considérés comme présentant un « risque élevé de dépassement de séjour ». L’Algérie est désormais soumise à cette exigence, qui touchera notamment les supporters envisageant de se rendre à la Coupe du monde 2026.
La procédure de paiement devra impérativement suivre le circuit officiel : après avoir soumis le formulaire I-352, le demandeur devra attendre qu’un agent consulaire lui transmette un lien sécurisé via la plateforme Pay.gov. Tout versement effectué en dehors de ce cadre sera considéré comme non remboursable, et le paiement de la caution ne garantit en aucun cas l’obtention du visa.
Le remboursement ne sera accordé que sous certaines conditions. Si le voyageur quitte le territoire américain avant l’expiration de son visa, s’il renonce finalement à son séjour ou si son entrée est refusée à la frontière, la somme lui sera intégralement restituée. En revanche, elle sera perdue définitivement en cas de dépassement de la durée légale de séjour, de prolongation illégale ou de dépôt d’une demande d’asile ou de régularisation de statut.
Cette annonce, publiée le 6 janvier 2026, représente un frein financier majeur pour de nombreux Algériens et complique significativement les démarches en vue d’un voyage aux États-Unis, que ce soit pour le tourisme, les affaires ou les événements sportifs internationaux.
