Au moins 570 civils ont été déplacés de Kadugli, capitale de l’Etat du Kordofan du Sud, dans le sud du Soudan, ces derniers jours, en raison de la dégradation des conditions de sécurité, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’OIM a précisé dans un communiqué, cité lundi par des médias, que ses équipes de suivi avaient enregistré le déplacement de 570 personnes entre le 8 et le 10 janvier, alors que l’insécurité s’intensifiait dans la ville. Les familles déplacées se sont dirigées vers des zones de l’Etat du Nil Blanc, dans le sud du Soudan.
La situation à Kadugli demeure « tendue et volatile », a ajouté l’agence onusienne, souligne que ses équipes continuaient de surveiller de près l’évolution de la situation sur le terrain.
La semaine dernière, l’OIM a rapporté que le nombre de personnes déplacées dans les trois Etats du Kordofan Nord, Ouest et Sud avait atteint 64.890 entre le 25 octobre et le 30 décembre 2025.
Les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans les trois Etats du Kordofan, où les affrontements entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir.
Sur les 18 Etats qui comptent le Soudan, la FSR contrôle l’ensemble des cinq Etats de la région du Darfour, à l’ouest, à l’exception de certaines zones du nord du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. De son côté, l’armée tient la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale Khartoum.
Le Soudan est plongé dans un conflit meurtrier opposant l’armée aux FSR depuis avril 2023, faisant des milliers de morts et provoquant le déplacement de millions de personnes.




