Djamila M
La Maison de la culture Zeddour Ibrahim d’Oran a connu une affluence soutenue à l’occasion des expositions organisées dans le cadre de la célébration du Nouvel An amazigh, Yennayer. Initiée par des acteurs de la société civile, cette manifestation culturelle attire depuis son lancement près de 300 visiteurs par jour, traduisant l’intérêt grandissant du public pour cette fête ancestrale et pour les valeurs historiques et identitaires qu’elle véhicule.
À l’issue de la semaine culturelle, Aïd Ahmed Saïd, conseiller culturel principal à la Maison de la culture d’Oran, a souligné que Yennayer constitue un rendez-vous symbolique majeur, illustrant la profondeur de la civilisation amazighe et la richesse du patrimoine culturel national. Il a rappelé que cette célébration dépasse le simple cadre festif pour s’inscrire comme une affirmation de l’identité nationale, fondée sur les valeurs de cohésion, de coexistence et de complémentarité entre les différentes composantes de la société algérienne. Le responsable a également mis en avant l’apport des associations culturelles dans l’animation de l’événement à travers des expositions, des ateliers et des spectacles, contribuant ainsi à la sauvegarde et à la transmission du patrimoine aux jeunes générations.
Le programme proposé tout au long de la semaine a été marqué par une grande diversité d’activités, allant des expositions d’artisanat et de métiers traditionnels aux ateliers pédagogiques, en passant par des prestations artistiques et folkloriques. Ces animations ont attiré de nombreuses familles, notamment des enfants vêtus de costumes traditionnels, dans une atmosphère festive et conviviale. La cérémonie de clôture a été ponctuée par la remise de certificats aux artisans et participants, en reconnaissance de leurs efforts.
Pour sa part, Abderrahmane Karima, présidente du Forum national de l’innovation dans l’artisanat et les métiers traditionnels, a salué la participation de plusieurs artisans venus présenter leurs produits, soulignant l’accueil favorable du public oranais. De leur côté, des responsables associatifs ont insisté sur l’importance de telles initiatives pour promouvoir le patrimoine culturel, encourager les échanges entre wilayas et assurer la transmission des savoir-faire traditionnels aux générations montantes.




