Le président du Conseil national palestinien, Rouhi Fattouh, a affirmé mardi que la catastrophe humanitaire qui s’aggrave dans la bande de Ghaza est la conséquence directe de la poursuite par l’occupation sioniste de l’entrée de l’entrée des aides d’urgence, en particulier celles destinées à faire face aux conditions météorologiques rigoureuses.
Dans un communiqué cité par l’Agence de presse palestinienne (Wafa), M. Fattouh a indiqué que « cette interdiction délibérée, concomitante aux conditions climatiques difficiles, aux bombardements continus, à l’effondrement des bâtiments et à l’inondation des tentes, aggrave les souffrances de dizaines de milliers de familles déplacées et incarne une politique de châtiment collectif systématique s’inscrivant dans le cadre d’une guerre d’extermination, de nettoyage ethnique et de déplacement forcé qui ne s’est jamais arrêtée ».
Il a souligné que « le silence de la communauté internationale et son incapacité à imposer l’entrée des aides et l’arrêt de l’agression ne relèvent plus seulement de la défaillance, mais sont devenus une complicité et un partenariat dans le crime, ainsi qu’une tache indélébile sur le front d’un monde qui prétend à la civilisation et à la démocratie, tout en laissant les civils de Ghaza faire face à la mort sous les bombardements et à la rudesse des conditions climatiques ».
Dans ce contexte, le président du Conseil national palestinien a appelé la communauté internationale à « assumer ses responsabilités juridiques et morales, et à contraindre l’occupation à autoriser, immédiatement et sans restrictions, l’entrée des habitations mobiles, des équipements médicaux et de l’ensemble des aides humanitaires et médicales, afin d’assurer un minimum de protection et de conditions de vie sûres aux civils et de mettre fin à leur exposition à une mort lente sous les bombardements et la rigueur du climat ».
Par ailleurs, le Mouvement de résistance palestinien (Hamas) avait annoncé, en octobre dernier, être parvenu à un accord prévoyant la fin de la guerre génocidaire contre la bande de Ghaza, le retrait des forces d’occupation sionistes, l’entrée des aides et l’échange de prisonniers. Toutefois, l’occupation poursuit ses violations, faisant depuis l’entrée en vigueur de l’accord, le 10 octobre dernier, 442 martyrs et 1.240 blessés.




