Djamila M
La présidente de l’association Awit, qui œuvre pour les personnes atteintes de trisomie 21 à Oran, a insisté sur la nécessité de développer des services adaptés aux adultes de plus de 18 ans. Selon elle, cette tranche d’âge reste largement délaissée, les structures existantes étant surtout consacrées aux enfants scolarisés.
« Les jeunes adultes trisomiques se retrouvent souvent isolés après la fin de leur scolarité. Il est urgent de créer des centres offrant rééducation, suivi psychologique, formation professionnelle et développement des compétences de vie, pour leur permettre de gagner en autonomie et vivre dignement », a-t-elle expliqué.
La présidente a également souligné le rôle central des enseignantes et éducatrices qui accompagnent ces jeunes. Elle a appelé à reconnaître officiellement leurs compétences, à valoriser leur expérience et à améliorer leur statut professionnel, les qualifiant de véritables piliers dans le parcours éducatif et social des personnes trisomiques.
Ces déclarations ont été faites à l’occasion d’une journée d’information intitulée « Le monde de la trisomie 21 », organisée au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran (CRASC). L’événement avait pour objectif de sensibiliser le public sur les différents aspects de la trisomie 21 et de présenter les actions de l’association Awit.
Les participants ont abordé plusieurs thèmes : causes et diagnostic précoce de la trisomie, suivi médical, accompagnement psychologique des personnes concernées et de leurs familles, ainsi que l’importance de l’orthophonie pour développer langage et communication dès les premières années de vie.
La journée a réuni des spécialistes – médecins, psychologues, orthophonistes – ainsi que des éducatrices de l’association, qui ont partagé leurs expériences et les défis rencontrés sur le terrain. L’accent a été mis sur l’importance d’une collaboration entre famille, école, société civile et institutions publiques afin d’assurer un accompagnement complet et durable.
Enfin, l’association a rappelé que l’objectif principal est de promouvoir une meilleure connaissance de la trisomie 21, de changer le regard de la société et de favoriser l’inclusion sociale et professionnelle. L’espoir est que ces initiatives se traduisent prochainement par des décisions concrètes répondant aux besoins réels de cette population.




