Meriem B

L’Université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf d’Oran (USTO-MB) a franchi, ce mardi, une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités de recherche scientifique avec la réception d’un équipement de haute technologie destiné au laboratoire de chimie des matériaux inorganiques et applications (LCMIA). 

Cette opération s’inscrit dans le cadre du marché conclu avec la société SARL Dar El Djazairia, relatif à l’acquisition, à l’installation et à la mise en service de matériels et d’équipements scientifiques spécialisés.

La livraison porte sur le lot n°1, comprenant un diffractomètre automatique à rayons X (DRX) de paillasse, un instrument stratégique dédié à l’analyse, à la caractérisation et à l’identification des matériaux. Cet appareil constitue un outil indispensable pour le LCMIA, dont les travaux de recherche se concentrent sur l’élaboration de matériaux solides, qu’il s’agisse de matériaux innovants ou de matériaux déjà éprouvés pour leurs applications dans des secteurs clés tels que le traitement de l’environnement et l’électronique.

Les équipes de recherche du laboratoire amorcent leurs travaux par la synthèse des matériaux, en s’appuyant sur plusieurs techniques scientifiques maîtrisées, notamment la voie céramique, la coprécipitation, la voie hydrothermale ou encore la méthode sol-gel. Ces procédés permettent d’obtenir des matériaux aux propriétés ciblées, adaptés aux objectifs scientifiques et aux applications envisagées.

Cette phase de synthèse est systématiquement suivie d’une étape décisive : la caractérisation et l’identification des phases formées. Le recours au diffractomètre à rayons X s’avère alors déterminant, dans la mesure où il permet d’identifier avec précision la structure cristalline et la nature des phases constituant les matériaux élaborés. En l’absence de cette étape, la poursuite des travaux de recherche serait compromise, la connaissance structurale des matériaux constituant un préalable incontournable à toute valorisation scientifique.

Une fois caractérisés, ces matériaux trouvent des applications concrètes, notamment dans le domaine environnemental. Ils peuvent être mobilisés pour la rétention de polluants, tels que les composés organiques ou les colorants industriels, ou encore être utilisés comme catalyseurs dans des réactions de dégradation et de minéralisation de substances nocives. Ces travaux s’inscrivent ainsi dans une dynamique de recherche orientée vers des solutions durables, répondant aux défis environnementaux contemporains.

Le montant global de cet investissement est estimé à 16,8 millions de dinars, illustrant l’effort consenti par l’USTO-MB pour moderniser ses infrastructures de recherche et soutenir le développement de travaux scientifiques à forte valeur ajoutée, au service de l’innovation et du progrès technologique.