L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a fait partie de son inquiétude face à la possibilité d’un arrêt de ses services dans la bande de Ghaza, à cause des mesures sionistes qui menacent la poursuite de son travail sur le terrain, alors que le système de santé connaît une paralysie quasi totale et une grave pénurie de personnel et de fournitures médicales, à la suite de la guerre d’extermination et du blocus continuer.

Des milliers de patients et de blessés à Ghaza dépendent des services médicaux spécialisés fournis par les équipes de l’organisation, notamment à l’hôpital Nasser, dans la ville de Khan Younès, au sud de Ghaza, qui constituent le principal centre d’activité de Médecins Sans Frontières.

Ces patients vivent une inquiétude accrue en raison de l’absence d’alternatives capables de répondre au vide si l’organisation était contrainte de suspendre ses activités.

Dans un communiqué publié dimanche, l’ONG a déclaré que l’occupant sioniste avait suspendu son enregistrement dans le cadre des nouvelles règles réglementant le travail dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée, sans préciser de délai pour cette décision.

MSF a ajouté que l’entité sioniste « prétend que le départ de Médecins Sans Frontières de Ghaza n’aurait pas d’impact significatif, une affirmation totalement fausse ».

Dans ce contexte, Mohammed Abou Jasser, superviseur de l’unité des brûlés de l’ONG à l’hôpital Nasser, a indiqué que les équipes médicales traitent des patients souffrant de fractures et de blessures multiples, ainsi que de brûlures profondes et complexes.

Il a expliqué que Médecins Sans Frontières est devenu un refuge médical essentiel pour de larges catégories de patients, en l’absence de toute alternative réelle, en particulier dans les spécialités de pointe assurées au sein du complexe médical Nasser.

Abou Jasser a ajouté que le fait d’empêcher l’organisation de poursuivre son travail à Ghaza aurait de graves répercussions, notamment en ce qui concerne l’entrée des fournitures médicales et l’arrivée de délégations et d’équipes spécialisées, évitant que cela aggraverait davantage la crise sanitaire existante dans l’enclave ravagée par plus de deux ans d’agression sioniste.

Par ailleurs, MSF a averti que le système de santé dans la bande de Ghaza se trouve au bord d’un effondrement total en raison de la guerre génocidaire, alors que les besoins urgents en soins médicaux vitaux ne cessent d’augmenter.