L’Algérie se dote d’un réseau national de centres d’excellence dans la formation professionnelle, une initiative visant à dynamiser en profondeur l’offre de formation. La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, a détaillé cette ambition sur les ondes de la Radio algérienne.

Plutôt que de simples infrastructures, ces centres incarnent « une nouvelle philosophie de formation », a-t-elle souligné. Leur cœur d’action ? Refonder le lien entre le monde de la formation et celui de l’entreprise. « Le centre d’excellence jouera un rôle majeur dans l’institutionnalisation de ce partenariat », a affirmé la ministre.

Concrètement, les opérateurs économiques sont désormais partenaires à part entière : ils co-construisent les curricula, participent à l’actualisation des programmes et à la création de nouvelles filières en phase avec les avancées technologiques. L’objectif est clair : proposer une formation agile, capable d’anticiper et de s’adapter aux mutations industrielles.

La stratégie de déploiement est territorialisée et sectorielle. Dix-huit centres sont déjà opérationnels, chacun ciblant un domaine stratégique – techniques, industrie, etc. – en cohérence avec le tissu économique local. Par exemple, Bouira accueille un centre dédié aux industries du textile et du cuir, tandis qu’Oran dispose de centres spécialisés dans la sidérurgie et les techniques mécaniques liées au montage automobile.

« Ces centres sont de véritables espaces d’interaction directe avec l’opérateur économique, soutenus par un encadrement pédagogique rigoureux », a conclu la ministre, confirmant que le premier centre de ce nouveau réseau a été inauguré la semaine dernière.