La Commission des droits de l’Homme des Nations Unies au Soudan du Sud a exprimé sa préoccupation face à la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans le pays et appelée à la désescalade, à la suite de la reprise des combats dans l’Etat de Jonglei, évitant ainsi « une grave dégradation de l’accord de paix revitalisé ».
La Commission a appelé, dans un communiqué publié dimanche soir, à « une désescalade immédiate » et à « la cessation des hostilités dans les zones peuplées de civils, y compris les frappes aériennes, les attaques terrestres et les opérations militaires ».
Elle a ainsi insisté sur la nécessité d' »un retour immédiat au cadre, aux engagements et aux garanties de l’accord de paix ».
Dans son communiqué, la Commission onusienne a averti que « le sabotage délibéré de l’accord de paix revitalisé de 2018 et la détérioration qui en a résultat ont conduit à un nouveau conflit, avec des conséquences désastreuses pour la vie des civils et la stabilité du pays et de la région ».
Par ailleurs, les partenaires humanitaires estiment que plus de 100.000 personnes, principalement des femmes, des filles, des personnes âgées et des personnes handicapées, ont été déplacées de force dans tout l’Etat depuis fin décembre 2025, beaucoup d’entre elles fuyant sans abri, sans nourriture ni soins médicaux.




