R.M
La wilaya de Mascara marque un tournant décisif dans la lutte contre la pénurie d’eau potable avec la réalisation de 17 projets structurants.
Ces initiatives, déployées dans des zones urbaines, semi-urbaines et rurales, répondent aux efforts nationaux pour sécuriser cette ressource vitale. Elles s’appuient sur plusieurs financements : le programme d’urgence, le Fonds de garantie et de solidarité des collectivités locales (FGSC), le programme de développement social et économique des communes, le budget de la wilaya et le programme sectoriel. Au cœur de ces avancées, six forages de puits artésiens ont été inaugurés dans les communes de Tizi, Froha, Mamounia et El Bordj. Ces ouvrages produisent désormais plus de 18 000 m³ d’eau potable par jour, desservant le chef-lieu de la wilaya et plusieurs localités rurales. « Ces forages ont transformé notre quotidien, passant de rationnements chroniques à un approvisionnement stable », témoigne un habitant de Froha, contacté par nos soins. Plus de 1 500 logements en zones rurales, répartis sur neuf communes, ont été connectés aux réseaux d’eau potable. Cette opération repose sur la réhabilitation de cinq puits artésiens et l’aménagement de cinq nouveaux réservoirs, d’une capacité totale supérieure à 1 500 m³. Ces équipements visent particulièrement à sécuriser l’alimentation des hameaux isolés, souvent les plus vulnérables aux sécheresses récurrentes. Parallèlement, 14 communes ont vu leurs réseaux de distribution modernisés : renouvellement, réhabilitation et extensions ont touché les agglomérations urbaines, secondaires et rurales. L’Algérienne des Eaux (ADE) a réceptionné, en 2025, des travaux cruciaux sur les conduites principales du système Mostaganem-Arzew-Oran (MAO). Ces réhabilitations alimentent les stations de pompage de Mohammadia et Sig, couvrant ainsi 11 communes de la wilaya. Douze projets supplémentaires sont en phase de réalisation à travers la wilaya, avec une réception attendue au plus tard au premier trimestre 2026. Ils promettent d’étendre encore la couverture et d’améliorer la qualité de service. Les services de la wilaya soulignent que ces investissements, évalués à plusieurs milliards de dinars, s’inscrivent dans la stratégie nationale de souveraineté hydrique. Les citoyens, particulièrement en milieu rural, expriment leur gratitude. « L’État a comblé un déficit historique qui freinait notre développement agricole et familial », déclare Mme Amina Belkacem, présidente de l’APC de Tizi. Ces projets boostent non seulement la santé publique, mais aussi l’économie locale en soutenant l’irrigation et l’élevage. Avec ces réalisations, Mascara se positionne comme un modèle de résilience hydrique, prêt à affronter les défis climatiques futurs.




