Représentant le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a pris part, samedi à Addis-Abeba, à la séance consacrée à l’examen du rapport du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique, et ce, dans le cadre des travaux de la 39e session ordinaire du Sommet de l’UA.
A cette occasion, le président de la République a adressé une allocution aux participants, lue en son nom par le Premier ministre, dans laquelle il a salué les efforts du président de la République arabe d’Egypte, pays frère, M. Abdel Fattah Al-Sissi, durant sa présidence du CPS pour le mois en cours, ainsi que l’important rapport qu’il a présenté dans un contexte délicat marqué par des complexités géopolitiques et des pressions sécuritaires accrues.
Dans son allocution, le président de la République a réaffirmé la position constante de l’Algérie à l’égard des conflits que connaît le continent, réitérant son plein soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
S’agissant du Sahel, il a relevé la nécessité d’adopter une approche globale et intégrée, tenant compte de l’étroite intrication entre sécurité et développement, tout en s’attaquant aux racines socioéconomiques alimentant l’extrémisme violent.
S’agissant du processus de décolonisation au Sahara occidental, le président de la République a réaffirmé le soutien de l’Algérie aux efforts déployés par l’Organisation des Nations Unies en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, tout en soulignant l’importance de poursuivre un engagement constructif dans le processus politique sous l’égide de l’ONU et d’appuyer le rôle du Représentant personnel du Secrétaire général. L’Algérie a également appelé à faire face aux ingérences extérieures illégitimes, qui comptent parmi les principaux facteurs attisant l’instabilité et entravant les processus de règlement des conflits et de construction démocratique sur le continent. Le président de la République a souligné que la réponse à ces défis requiert la pleine opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité, ainsi que la traduction concrète du principe des « solutions africaines aux problèmes africains ».




