Djamila M

Les habitants de la wilaya d’Oran ont exprimé une vive satisfaction à la suite du renforcement du parc de transport urbain par l’intégration de nouveaux autobus, une mesure perçue comme un signal fort de l’intérêt accordé par les autorités locales à l’amélioration des conditions de mobilité des citoyens.

Intervenue à la veille et durant les jours de l’Aïd, cette opération a revêtu une portée particulière. Elle a permis d’atténuer sensiblement la pression qui pèse habituellement sur les moyens de transport pendant cette période de forte affluence, facilitant ainsi les déplacements des familles venues rendre visite à leurs proches ou effectuer leurs achats dans des conditions nettement plus confortables.

De nombreux usagers ont souligné que cette initiative était attendue depuis longtemps, rappelant les difficultés quotidiennes auxquelles ils étaient confrontés en raison du manque de bus et de l’engorgement chronique des lignes les plus fréquentées. Selon eux, le renforcement du secteur devrait contribuer à améliorer la qualité du service, à fluidifier la circulation des bus et à réduire les temps d’attente prolongés aux arrêts.

Les citoyens ont également salué la concrétisation des engagements précédemment annoncés par les pouvoirs publics, y voyant l’expression d’une volonté réelle de moderniser le transport urbain et de répondre aux préoccupations récurrentes de la population.

Lors d’une tournée menée à travers plusieurs quartiers de la wilaya, de nombreux habitants ont exprimé leur souhait de voir ce type d’initiative se poursuivre et s’inscrire dans la durée. Ils ont insisté sur la nécessité d’étendre ces mesures à l’ensemble des lignes connaissant une forte affluence, tout en appelant à une amélioration de la gestion opérationnelle du service, notamment par le respect strict des horaires de départ et d’arrivée afin d’assurer une desserte régulière et fiable.

Cependant, cette satisfaction générale contraste avec la situation préoccupante vécue par les résidents de haï Coca, relevant de la délégation de Bouamama. Ces derniers ont mis en avant l’urgence d’une intervention concernant la ligne de transport n°17, unique liaison reliant leur quartier au reste de la ville.

Selon les habitants, cette ligne ne dispose actuellement que de trois autobus, un effectif jugé très insuffisant pour répondre à la demande croissante, particulièrement aux heures de pointe et lors des périodes de forte activité. Cette insuffisance engendre une saturation quasi permanente, obligeant les usagers à patienter durant de longues périodes, parfois dans des conditions difficiles.

Faute d’alternative, nombre d’entre eux se voient contraints de recourir à d’autres moyens de transport plus onéreux, ce qui alourdit sensiblement leurs dépenses quotidiennes. Les étudiants et les travailleurs figurent parmi les catégories les plus touchées, éprouvant des difficultés à rejoindre leurs établissements d’enseignement ou leurs lieux de travail dans les délais requis.

Face à cette situation, les habitants du quartier ont lancé un appel pressant aux autorités compétentes afin de renforcer en urgence cette ligne par l’affectation de bus supplémentaires. Ils plaident également pour une révision de la programmation des rotations, en adéquation avec les pics de fréquentation observés notamment aux heures matinales et en fin de journée.

Au-delà de ce cas particulier, les citoyens d’Oran placent de grands espoirs dans une amélioration durable du transport urbain, considéré comme un service public essentiel à la qualité de vie et au dynamisme économique de la ville. Entre la satisfaction suscitée par le renforcement du parc et les attentes persistantes de certains quartiers, la nécessité d’une approche globale et équitable s’impose, afin d’assurer une répartition équilibrée des moyens et une qualité de service homogène sur l’ensemble du réseau.