H. N
Les travaux de la conférence nationale des directeurs d’établissements scolaires se sont ouverts samedi à Oran sous la supervision du ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saadaoui. Cette rencontre a constitué un espace d’échange consacré aux principaux dossiers de fonctionnement des établissements, notamment l’équipement, l’entretien, la couverture des besoins pédagogiques, le règlement des factures et l’organisation de la restauration scolaire.
Le directeur de la gestion des ressources financières et matérielles au ministère, Karaiche Saleh, a indiqué que le secteur a procédé à l’apurement de l’ensemble des dettes des établissements scolaires à l’échelle nationale. Cette opération marque, selon lui, une nouvelle phase de meilleure maîtrise des ressources financières et de réallocation plus souple des crédits entre établissements, grâce à la mobilisation d’aides financières au profit de toutes les structures ayant formulé une demande depuis 2024.
Il a souligné que le contexte économique impose une rigueur accrue dans la gestion des deniers publics afin de garantir la qualité du service et soutenir le développement durable. Dans ce cadre, il a appelé les directeurs à assurer un suivi quotidien des infrastructures et des équipements pour permettre des interventions rapides en cas de besoin.
Le responsable a également rappelé le renforcement des dotations depuis 2023, avec une hausse de 22 % pour le cycle moyen et de 25,90 % pour le cycle secondaire par rapport à 2020. Des crédits ont en outre été mobilisés pour couvrir certaines charges, notamment l’eau et l’électricité, tandis que le ministère entend poursuivre l’augmentation des dotations et la revalorisation du coût de la restauration scolaire.
Par ailleurs, il a mis en avant une réforme de la gestion budgétaire fondée sur la logique de performance et d’objectifs, en application de la loi relative aux finances, appelant les responsables à une meilleure maîtrise des ressources allouées.
Au cours des débats, les directeurs ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment les disparités entre établissements anciens et nouveaux en matière de dotations, appelant à des mécanismes garantissant aux structures les plus anciennes des moyens adaptés pour leur réhabilitation. Ils ont également évoqué des contraintes récurrentes, telles que la réception tardive des factures énergétiques, souvent après la clôture de l’exercice budgétaire, ainsi que le manque de moyens pédagogiques. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer les équipements afin de soutenir les ambitions pédagogiques, en complément d’un encadrement éducatif renforcé.



