H. N

Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saadaoui, a dévoilé, ce samedi à Oran, de nouvelles avancées concernant le projet de transfert de la gestion des écoles primaires des communes vers son département. Cette opération, menée en coordination avec le ministère de l’Intérieur, vise à assurer une transition progressive et maîtrisée dans la prise en charge des établissements du cycle primaire.

S’exprimant lors de la première conférence nationale des directeurs d’établissements scolaires, organisée sous le thème « Le leadership éducatif efficace », le ministre a fait état de la mise en place d’un groupe de travail conjoint ayant déjà accompli des progrès significatifs. Il a toutefois reconnu que plusieurs étapes restent à finaliser afin d’optimiser le fonctionnement des structures éducatives concernées.

Le ministre a souligné, à ce propos, les difficultés rencontrées par les directeurs de l’éducation dans la gestion du cycle primaire, notamment en matière de pilotage global des établissements. Il a indiqué que cette réforme, conduite sous la supervision du Premier ministre, vise à mettre fin à la gestion communale des écoles pour la confier directement au secteur de l’Éducation, considérant l’école primaire comme le socle fondamental du système éducatif et le premier niveau d’accueil des effectifs scolaires.

Une réforme largement saluée par les directeurs

Les annonces du ministre ont suscité un accueil favorable de la part des directeurs présents, venus de différentes wilayas du pays. Ces derniers ont salué une décision attendue de longue date, estimant qu’elle permettra de lever les contraintes entravant la relation entre les directions de l’éducation et les chefs d’établissements, tout en mettant un terme à une gestion jugée inadaptée.

Les responsables ont notamment évoqué les difficultés liées à la gestion financière et aux opérations de maintenance, souvent ralenties par des procédures administratives complexes au niveau communal. Ils ont plaidé pour une autonomie accrue des établissements, notamment à travers une gestion budgétaire directe, estimant que les spécificités du milieu scolaire exigent une gouvernance adaptée et réactive.

Les participants ont, par ailleurs, considéré que cette orientation constitue une réhabilitation du rôle de l’école primaire, appelée à occuper pleinement la place qui lui revient au sein du système éducatif. Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer la communication directe entre les directeurs d’établissements et leur tutelle, en écartant toute forme d’intermédiation, tout en mettant en avant l’importance du développement du sport scolaire comme composante essentielle de la vie éducative.