Wassila. B
Dans le paysage politique actuel, un spectacle affligeant s’offre aux regards des observateurs avertis et du peuple algérien. Certains partis, ayant visiblement sombré corps et âme dans une faillite intellectuelle et programmatique, ont choisi la voie périlleuse de la démagogie comme unique boussole. Incapables de formuler la moindre proposition constructive ou de présenter un programme cohérent, ces formations tentent désespérément d’amorcer une campagne électorale anticipée pour les prochaines échéances législatives et locales, non par la force des idées, mais par l’agitation stérile et la violation des principes républicains.
Le comble de l’irresponsabilité est atteint lorsque l’un de ces partis s’adonne à une surenchère dangereuse sur les positions internationales de l’Algérie. Cette attitude constitue une violation flagrante de la Constitution, texte sacré de la République. Faut-il rappeler à ces apprentis sorciers que la Loi fondamentale attribue au président de la République l’exclusivité des prérogatives en matière de politique étrangère ? Ce pouvoir n’est pas un privilège, c’est un mandat populaire direct. En élisant le Président, le peuple algérien a validé, à travers son programme, les principes fondamentaux, les politiques et les approches que l’Algérie adopte face aux dossiers internationaux.
Dès lors, la surenchère sur la diplomatie nationale ne relève pas de l’opposition politique légitime, mais du sabordage. L’atteinte à la politique étrangère constitue un engagement hostile, non pas contre la personne du Président, mais contre l’État qu’il incarne conformément à la Constitution. C’est une attaque contre la voix de l’Algérie dans le concert des nations, motivée par des calculs électoralistes mesquins.
Au même moment, dans une symphonie de contradictions, une autre formation politique érige la démagogie en nouvelle doctrine. En prévision des futures échéances, ce parti s’attaque aux dispositions juridiques luttant contre le discours de la haine, les qualifiant d’erronées. Quel dangereux indicateur ! Remettre en cause ces lois, c’est prendre le risque insensé de ramener l’Algérien aux heures sombres de la division, des rivalités tribales et de la « fitna ». Le cynisme atteint ici son paroxysme : ces mêmes partis sont représentés au Parlement et ont voté en faveur de cette loi qu’ils décrient aujourd’hui ! Cette schizophrénie politique, où l’on légifère le jour pour renier son vote la nuit, est la preuve éclatante d’une éthique en décomposition.
Face à cette contradiction flagrante, les masques tombent. Il apparaît clairement que l’intention réelle de ces partis est de manipuler la Justice et les lois de la République. Leur but inavoué ? Renouer avec les mauvais usages, le clientélisme abject et le régionalisme exécrable ; autant de fléaux définitivement révolus depuis le sursaut salvateur du 12 décembre 2019. Ces manœuvres désespérées ne trompent personne. La Nouvelle Algérie ne se construira pas avec les outils rouillés du passé, ni avec des acteurs politiques qui, faute de vision, sont prêts à brûler les vaisseaux de la cohésion nationale pour quelques sièges.




















