Sarah M
Dans le cadre des efforts nationaux pour protéger les femmes et promouvoir leur santé, le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Oran a officiellement lancé le recensement national sur la violence envers les femmes pour l’année 2025. L’opération, supervisée par la Direction de la santé et de la population de la wilaya et conforme aux directives du ministère de la Santé, a été inaugurée au sein du service des urgences médicales et chirurgicales par le directeur général de l’établissement.
Cette initiative mobilise des équipes spécialisées, composées de médecins généralistes et de psychologues, qui recueillent des informations auprès des femmes fréquentant le service, qu’elles soient patientes ou accompagnantes. Les données sont collectées au moyen d’entretiens individuels et de questionnaires numériques sur tablettes, via une application spécialement développée pour cette enquête nationale. La campagne se déroulera sur un mois, 24 heures sur 24, avec un strict respect de la confidentialité et des normes éthiques et professionnelles de la recherche.
Au-delà de la simple collecte d’informations, ce recensement constitue un véritable outil scientifique pour analyser les différentes formes de violence subies par les femmes. Il permettra de renforcer les politiques publiques en matière de santé et de protection sociale et d’améliorer les dispositifs de prévention ainsi que la prise en charge psychologique et médicale des victimes. Les responsables insistent sur l’importance de disposer de données fiables pour orienter les actions de terrain et garantir une réponse adaptée aux besoins des femmes.
Organisé par l’Institut national de santé publique et soutenu par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), ce recensement s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale visant à protéger la santé, la dignité et les droits fondamentaux des femmes. Par cette initiative, le CHU d’Oran réaffirme son rôle dans l’application des différents programmes nationaux de santé et de protection sociale, contribuant à un environnement sanitaire plus sûr, inclusif et respectueux des droits humains.




