Wassila. B
Face à un parc vieillissant et après l’accident tragique d’El Harrach qui a coûté la vie à 18 personnes en août dernier, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné l’importation urgente de 10 000 bus. Cette décision, prise le 26 août, a rapidement bénéficié à l’industrie chinoise, qui s’avère être le grand gagnant de cette opération d’urgence.
Pour exécuter cette commande, le gouvernement a désigné trois entreprises : l’EDIV (ex-SNVI, sous tutelle du ministère de la Défense), Tirssam à Batna, et Pen Pu Algérie à Chlef, spécialisée dans le montage Daewoo. C’est par leur intermédiaire que les bus chinois affluent vers le pays.
Les annonces se sont succédé la semaine dernière, mettant en lumière l’hégémonie chinoise sur ce marché. Le constructeur Higer a confirmé l’expédition de 2 000 bus, sans préciser son partenaire local ni le montant du contrat. Peu après, le géant Yutong a annoncé le départ de 650 bus vers l’Algérie, tout en clarifiant un point important : son unique partenaire officiel dans le pays est Pen Pu Algérie, et non Tirssam.
De son côté, Tirssam a indiqué avoir importé 1 000 bus de Chine, arborant son propre logo, sans révéler l’identité du fabricant. Au total, sur les 10 000 bus commandés, au moins 5 650 unités proviennent directement de Chine, illustrant la forte dépendance du pays aux constructeurs asiatiques pour répondre à ses besoins urgents en transport public.




