Dialogue social constructif et responsabilité partagée

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Wassila. B

Dans la trajectoire d’édification de l’Algérie nouvelle, certains secteurs agissent comme de véritables baromètres de la cohésion sociale et de la vitalité économique. Le secteur des transports, par sa transversalité et son impact direct sur le quotidien des citoyens, occupe une place de choix dans cette dynamique. La rencontre entre le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, et les représentants du Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT) marque, à ce titre, une étape charnière. Elle illustre une volonté politique manifeste de substituer aux approches conjoncturelles une méthode de gouvernance basée sur l’écoute, la planification et la responsabilité.

En annonçant le lancement de « véritables ateliers de travail dotés d’un calendrier précis », le Premier ministre ne se contente pas d’une simple réponse administrative aux doléances professionnelles. Il pose les jalons d’une réforme structurelle. L’objectif est clair : solder les « accumulations » du passé et assainir un terrain trop longtemps marqué par l’incertitude. Cette démarche méthodique, qui refuse les promesses sans lendemain, témoigne d’un esprit de responsabilité qui honore l’État. En plaçant l’action gouvernementale sous le signe de l’efficacité temporelle, M. Sifi Ghrieb répond à une attente fondamentale des professionnels : celle de la visibilité.

Cette sollicitude gouvernementale ne surgit pas du néant. Elle est le prolongement direct de l’intérêt majeur et du suivi particulier que porte le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à ce secteur stratégique. Pour le chef de l’État, la prise en charge des préoccupations socioprofessionnelles des travailleurs n’est pas une option, mais un impératif de patriotisme et de performance. Rehausser les conditions de travail des chauffeurs de taxi, c’est, par extension, rehausser la qualité du service public rendu à des millions d’Algériens. C’est transformer un métier de service en un maillon fort de la modernité urbaine. La présence conjointe, lors de cette rencontre, du ministre de l’Intérieur et de la ministre du Commerce intérieur souligne la transversalité des dossiers traités. Qu’il s’agisse de régulation du marché, de conditions de circulation ou de protection sociale, l’approche est globale. Le « saut qualitatif » promis par le Premier ministre n’est donc pas une simple formule rhétorique, mais un horizon technique et humain rendu possible par la synergie des institutions.

Toutefois, une réforme ne peut réussir sans l’adhésion de ses premiers concernés. À cet égard, il convient de saluer la maturité exemplaire du SNTT. En se félicitant du renforcement des « passerelles de confiance » et en réaffirmant sa disponibilité à adhérer aux réformes, le syndicat démontre que le partenaire social est aujourd’hui un acteur de stabilité. Cette prise de conscience des professionnels, leur rôle actif pour assurer la continuité du service en dépit des défis, constitue le socle sur lequel se bâtit la confiance retrouvée entre l’administration et le terrain. En somme, cet échange n’est pas seulement une réunion de travail ; c’est le symbole d’un contrat social renouvelé. Entre la volonté politique d’un gouvernement à l’écoute et le civisme de professionnels conscients de leur mission, le secteur des transports s’apprête à tourner une page pour en écrire une nouvelle, faite de progrès, de sérénité et d’ambition nationale. L’esprit de responsabilité est désormais la boussole qui guide cette marche vers l’excellence.