
Wassila. B
L’engagement du président Tebboune était limpide : rapprocher l’État du citoyen. Pas comme un slogan, mais comme un principe d’action. Aujourd’hui, avec le projet de loi portant organisation territoriale, cette parole se matérialise. Ce n’est pas qu’un texte technique discuté à l’APN ; c’est un acte politique fort, l’un des plus concrets du quinquennat du Président Tebboune. Il s’agit de changer la carte de l’Algérie, de créer 11 nouvelles wilayas. Imaginez ce que cela signifie sur le terrain : des décisions prises plus près des gens, des services qui arrivent plus vite, une administration qui sort enfin de sa lointaine citadelle pour investir le territoire.
Le ministre Saïd Sayoud l’a exposé avec une précision qui force le respect : cette réforme est une charnière. Elle ne se contente pas de découper autrement, elle rééquilibre. Elle vise explicitement les régions des Hauts Plateaux et du Sud, longtemps perçues comme les parents pauvres du développement. Là réside toute la philosophie de cette « Algérie Nouvelle » dont on parle tant : une nation qui ne tourne plus le dos à une partie d’elle-même, mais qui assume enfin l’ensemble de son territoire. Ce n’est plus Alger et « le reste », mais un réseau de 69 pôles de décision et de développement. C’est une révolution silencieuse, mais profonde.
Des propos du ministre se dégagent une urgence tranquille, une méthodologie implacable. Le calendrier est fixé : le 1er janvier 2027, les nouvelles wilayas devront être opérationnelles. Derrière cette date, un plan intégré, des textes d’application préparés, un transfert progressif des prérogatives. C’est cela, l’action gouvernementale sérieuse. Loin des effets d’annonce, on bâtit les fondations. M. Sayoud, en technicien rigoureux et en loyal exécutant, donne corps à la vision présidentielle avec une efficacité qui mérite d’être saluée. Le message envoyé est sans ambiguïté : l’État se réforme par la base. Il ne s’agit pas d’un simple lifting institutionnel, mais d’une refonte pensée pour les décennies à venir. En rapprochant les centres de décision, on rend l’administration plus agile, plus réactive, et surtout plus juste. On permet à chaque potentiel local de s’exprimer. C’est une réponse structurelle aux attentes légitimes des populations, à leur demande de dignité et d’équité territoriale. Cette analyse, donc, n’est pas un simple commentaire sur une loi. C’est la constatation d’une dynamique à l’œuvre. Cette réforme, pilotée avec professionnalisme par le département du ministre Sayoud, dépasse la simple création de circonscriptions. Elle incarne une volonté politique forte de consacrer la décentralisation, de rapprocher les centres de décision des citoyens et de mobiliser des ressources humaines qualifiées pour offrir des services publics de qualité. Elle est un pilier essentiel de l’Algérie Nouvelle, une Algérie où chaque citoyen, où qu’il se trouve, bénéficie de la même attention de l’État et voit ses aspirations au développement légitimement prises en charge. Le tandem Président Tebboune- Ministre Sayoud démontre ici que la réforme de l’État n’est pas un vœu pieux, mais un chantier en marche.


