Wassila. B
Le PNUD souligne les avancées de l’Algérie en matière de développement durable, lors d’un atelier organisé mardi à Alger. À l’approche du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, prévu en juillet prochain à New York sous l’égide du Conseil économique et social des Nations unies, l’Algérie intensifie les préparatifs de son 2e rapport national volontaire. Dans ce contexte, un atelier de concertation organisé à l’initiative du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères.
Le secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, qui copréside l’ouverture de cette rencontre aux côtés du président du CNESE, Mohamed Boukhari, réaffirme l’engagement de l’Algérie à mettre en œuvre l’Agenda 2030 pour le développement durable à travers l’intégration volontaire de ses objectifs dans les différentes politiques publiques. Le rapport national volontaire constitue, dit-il, «un instrument central d’évaluation», mais aussi «une plateforme diplomatique stratégique permettant de renforcer la position de l’Algérie sur la scène internationale et de valoriser une expérience de développement» fondée sur l’équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale.
Mettant en avant la dimension participative de la démarche, Chaïb rappelle que l’élaboration du rapport repose sur un processus consultatif élargi, ayant mobilisé plus de 50 parties prenantes. Il donne, à cet effet, lieu à l’organisation de plus de 17 ateliers sectoriels, traduisant une volonté affirmée de coordination intersectorielle.
De son côté, Mohamed Boukhari insiste sur la portée stratégique de cette étape. Il qualifie l’élaboration du rapport de moment clé pour évaluer le parcours national en matière de développement durable. Selon lui, il permet de valoriser les acquis et identifier les défis à relever, dans une approche intégrée conciliant les dimensions économique, sociale et environnementale.
Dans un environnement mondial marqué par des incertitudes croissantes, la représentante résidente du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, Mme Natasha van Rijn, met en évidence les avancées de l’Algérie dans tous les domaines sociétaux. Elle souligne également que l’année 2026 constitue une étape charnière, marquée par la tenue de 3 conférences majeures des parties (COP), consacrées respectivement à la désertification, à la biodiversité et au climat.
Trois rendez-vous qui traduisent une même urgence: transformer les engagements politiques en résultats concrets au bénéfice des populations. Dans ce contexte, la décision de l’Algérie de présenter un 2e rapport national volontaire apparaît comme un choix significatif. Elle reflète, selon elle, «une volonté affirmée d’évaluation et de transparence, mais aussi une démarche inclusive mobilisant institutions, société civile, chercheurs, acteurs locaux, jeunes et femmes autour d’un diagnostic partagé».




