La Banque d’Algérie vient de fixer, pour le premier semestre de 2026, le seuil à partir duquel les taux d’intérêt appliqués pour chaque catégorie de prêts sont jugés excessifs.

Les plafonds sont calculés sur la base des taux moyens appliqués au deuxième semestre de 2025 par les banques et établissements financiers. Un taux d’intérêt peut être jugé excessif, ou comme taux d’usure, s’il dépasse significativement le taux moyen du marché.

Les taux moyens du dernier semestre de 2025 et les taux excessifs de la première moitié de 2026 ont fait l’objet d’une note de la direction générale du crédit et de la réglementation bancaire relevant de la Banque d’Algérie. Pour les crédits « Découvert », le taux global au dernier semestre était de 7,51 % et le taux excessif pour le premier semestre 2026 est fixé à 8,26 %.

Les crédits à la consommation, s’établissant en moyenne à 9,42 % au dernier semestre, sont considérés pendant le semestre en cours comme excessifs à partir du seuil de 10,36 % (-0,21 point par rapport au semestre précédent).

La moyenne des crédits de financement de l’habitat était de 6,86 % au deuxième semestre 2025. Le taux excessif pour cette catégorie de crédit est fixé à 7,55 % (+0,01) point pour cette première moitié de 2026. Quant aux crédits à la location, leur seuil excessif est fixé à 11.01 %, sur la base d’une moyenne de 10,01 % au dernier semestre.

Pour le Leasing, le taux excessif est de 11,01 % (-0,38 point par rapport au dernier semestre de 2025), tandis que le taux moyen appliqué au deuxième semestre 2025 était de 10,01 %. Enfin, les moyennes des crédits à court, moyen et long terme au semestre dernier étaient respectivement de 6,87 %, 6,30 % et 5,82 %. Les taux excessifs pour le semestre qui débute sont fixés à 7,56 %, 6,93 % et 6,40 %, respectivement.

Cette régulation semestrielle, qui s’inscrit dans le cadre de la protection des emprunteurs et du contrôle de l’inflation, vise à encadrer strictement le coût du crédit tout en tenant compte de l’évolution des conditions du marché. En adaptant périodiquement ces seuils en fonction des taux moyens pratiqués, la Banque d’Algérie cherche à trouver un équilibre entre la nécessaire rentabilité des établissements financiers et la préservation du pouvoir d’achat des particuliers et des entreprises, dans un contexte économique national et international en mutation.