
Djamila M
Les activités du Mois du patrimoine se poursuivent à la maison de culture Tahar Ouettar, dans la commune de Marsa El Hadjadj (Oran), dans une atmosphère conviviale où se conjuguent découverte, transmission et divertissement. Cette manifestation culturelle ambitionne de raviver la mémoire collective et de sensibiliser les jeunes générations à la richesse du patrimoine immatériel local. Le programme met en lumière, au fil des journées, différentes composantes de cet héritage, allant des traditions et coutumes aux savoir-faire artisanaux, en passant par les arts et les jeux populaires.
La séance du jour a enregistré une forte participation d’enfants accompagnés de leurs parents. Une activité pédagogique a été consacrée aux jeux traditionnels, autrefois très présents dans le quotidien des enfants, mais aujourd’hui progressivement délaissés au profit des jeux numériques et des technologies modernes. L’objectif de cette initiative est de réintroduire ces pratiques ludiques dans l’univers des plus jeunes, tout en leur redonnant une dimension éducative et sociale.
Plusieurs jeux emblématiques ont été présentés et expliqués aux participants. Parmi eux, le jeu « kared » , basé sur la rapidité, la concentration et la coordination. Il consiste à reproduire en groupe des gestes précis dans un cadre rythmé, où l’esprit de compétition reste avant tout ludique. Les enfants ont rapidement adhéré à l’activité, séduits par la simplicité des règles et la dynamique collective qu’elle instaure, favorisant interaction et spontanéité.
Le saut à la corde, connue localement sous le nom de « El Korda », a également été mise à l’honneur. Très répandue dans les traditions populaires, elle se pratique individuellement ou en groupe, souvent accompagnée de chants et de comptines traditionnelles. Cette dimension sonore et rythmique lui confère une portée à la fois sportive et culturelle. L’activité a permis de rappeler les vertus éducatives de ces jeux, notamment en matière de coordination motrice, d’endurance physique et de développement de l’esprit d’équipe.
Les encadrants de la maison de culture ont souligné que ces initiatives visent avant tout à renforcer le lien entre les jeunes générations et leur patrimoine. Ils ont insisté sur l’importance d’adapter la transmission de ces pratiques aux modes d’apprentissage contemporains, afin d’en assurer la pérennité et de susciter l’intérêt des enfants.
De leur côté, les parents ont exprimé leur satisfaction face à ce type d’initiatives, estimant qu’elles offrent une ouverture précieuse sur la culture populaire en dehors du cadre scolaire. Ils ont également relevé leur impact positif sur le développement des compétences sociales et de la coopération entre enfants.
Le Mois du patrimoine à la maison de culture Tahar Ouettar s’impose ainsi comme un espace de mémoire et de transmission, où le patrimoine local retrouve une place vivante dans le quotidien des jeunes générations, à travers des approches à la fois ludiques et pédagogiques.



