H. Nassira 

L’« instance de la famille révolutionnaire » à Oran salue l’annonce du président de la République concernant la préparation de projets de loi sur la mémoire nationale et la tenue de sessions dédiées à l’histoire et à la mémoire : un engagement et une fidélité réaffirmés

La famille révolutionnaire de la wilaya d’Oran, représentée par les organisations de moudjahidine, l’Organisation des grands condamnés à mort d’Oran ainsi que plusieurs acteurs de la société civile, a salué la décision annoncée jeudi soir par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, portant instruction au ministère des Moudjahidine et des Ayants droit d’entamer l’élaboration d’un projet de loi relatif à la mémoire nationale, englobant notamment les martyrs des massacres du 8 mai 1945, ainsi que les martyrs et moudjahidine de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. Cette démarche prévoit également la mise en place de sessions nationales consacrées à la mémoire et à l’histoire.

Dans une déclaration, Ibrahim Ayad, membre actif chargé de la famille révolutionnaire au sein de la fédération de la société civile à Oran, a qualifié ces décisions de « positives et constantes », estimant qu’elles s’inscrivent dans une continuité visant à préserver l’histoire de l’Algérie, considérée comme un élément indissociable de l’identité nationale. Il a souligné que cette orientation traduit également une responsabilité collective dans la préservation de la mémoire des glorieux martyrs, dont le seul objectif était la libération du pays du colonialisme, à l’image des défis actuels liés, selon lui, à la consolidation de la souveraineté nationale et à la construction d’un État fort dans ses décisions.

Selon le même intervenant, la décision d’instruire le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit de procéder à la concrétisation de ces deux projets — d’une part des sessions nationales sur la mémoire et l’histoire, et d’autre part la préparation d’un projet de loi sur la mémoire nationale — constitue un engagement fort du chef de l’État. Il a rappelé que cette revendication figurait parmi les principales demandes de la famille révolutionnaire, qui appelait depuis longtemps à l’institution d’un cadre légal dédié à la mémoire nationale. Ce projet, désormais engagé, est perçu comme une étape déterminante, traduisant, selon lui, la bonne santé du pays, grâce à la fidélité de ses hommes envers le legs des martyrs et la préservation de la souveraineté nationale.

Ibrahim Ayad a également qualifié cette initiative de réalisation historique à double dimension, à la fois politique et sociale. Sur le plan historique, elle témoigne, selon lui, de la poursuite de l’Algérie sur la bonne voie, en préservant son identité et sa souveraineté, tout en répondant à une revendication légitime de la société. Sur le plan social, elle prend en considération les familles de la famille révolutionnaire et réaffirme, selon ses propos, la souveraineté de l’Algérie dans ses décisions et la fermeté de sa position concernant la mémoire nationale et l’histoire, que le pays entend protéger avec rigueur et détermination.

L’ensemble des acteurs concernés a tenu à exprimer ses remerciements au président de la République pour cette annonce officielle.

Les massacres du 8 mai 1945, perpétrés par le colonialisme français contre le peuple algérien sans défense, demeurent une tache indélébile dans l’histoire coloniale et un tournant majeur dans le parcours de la lutte nationale. À travers le sacrifice de leurs vies, les Algériens ont inscrit une épopée immortelle, incarnant les plus hauts idéaux de sacrifice, de dignité et de quête de liberté et d’indépendance. Aujourd’hui encore, l’Algérie continue de raviver la mémoire de ses héros, en réaffirmant l’exigence de vérité historique et de reconnaissance des faits.