Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est arrivé mardi à Téhéran, selon la télévision d’Etat iranienne, pour une visite consacrée en partie à la situation au Proche-Orient. La visite de M. Lavrov portera “sur l’état des relations bilatérales ainsi que sur l’évolution de la situation régionale et internationale”, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères. La diplomatie russe a, pour sa part, indiqué que les échanges porteront notamment sur la situation en Syrie et le programme nucléaire iranien. “Un accent particulier sera mis sur le renforcement du partenariat commercial et économique (…) dans le contexte de la mise en place de projets communs dans le domaine énergétique et celui du transport”, a ajouté la diplomatie russe, dans un communiqué. Sergueï Lavrov, dont le dernier déplacement en Iran remonte à octobre 2023, doit rencontrer le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.
L’Iran écarte toute “négociation directe” avec les Etats-Unis
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a écarté toute “négociation directe” avec les Etats-Unis dans le contexte actuel de “pression maximale” autour du programme nucléaire iranien. “Nous ne négocierons pas sous la pression, la menace ou les sanctions”, a déclaré Abbas Araghchi, au lendemain de l’annonce par les Etats-Unis d’une nouvelle salve de sanctions contre l’Iran et visant ses ventes de pétrole. “Il n’y aura donc aucune possibilité de négociation directe entre nous et les Etats-Unis sur la question du nucléaire tant que la pression maximale sera appliquée de cette manière”, a ajouté le chef de la diplomatie iranienne, lors d’une rencontre à Téhéran avec son homologue russe Sergueï Lavrov. En 2015, l’Iran avait conclu à Vienne un accord avec l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, la Chine, la Russie et les Etats-Unis pour encadrer son programme nucléaire. Les Etats-Unis se sont retirés en 2018, lors de la première présidence de Donald Trump, de l’accord international sur le nucléaire iranien.























