Zitouni Mustapha
Les iles Habibas, qualifiées par le commandant Cousteau et son célèbre navire « La Calypso » lors d’une de ses visites en 1977, comme « l’un des 100 derniers cailloux perdus de la Méditerranée ». Un joyau non seulement touristique, mais considéré aussi comme un miracle de biodiversité; une réserve naturelle maritime classée par l’Unesco depuis 2003, sauf que … la gestion de cet archipel, n’a jamais bénéficié réellement d’une gestion et d’une attention particulière.
Pour rappel, les îles Habibas sont situées au large à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de la ville d’Oran. Elles font parties du territoire de la commune de Aïn El Kerma (wilaya d’Oran) et sont gérées par le commissariat national du littoral algérien. Elles accueillent de nombreuses espèces végétales et animales dont certaines sont endémiques. Les îles sont classées comme réserve naturelle maritime depuis 2003 et comme aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne (ASPIM) depuis 2005.
Une nouvelle initiative vient d’être annoncée, celle d’un projet de coopération entre des institutions italiennes et algériennes qui est en cours de préparation pour élaborer un modèle de gestion standardisé de l’aire marine protégée (AMP) des Iles Habibas (Oran), ont indiqué des responsables de l’association écologique marine « Barbarous », co-gestionnaire de cette aire.
Cette action s’inscrit dans le cadre du projet ASPIM relatif à l’accord de coopération entre le Programme des Nations unies pour l’Environnement (ONU Environnement) et le ministère italien de l’environnement, du territoire et de la mer, visant à développer et à renforcer les capacités de gestion efficace des AMP, particulièrement les aires spécialement protégées d’importance méditerranéenne (ASPIM), a indiqué le Secrétaire général de l’association oranaise, Amine Chakouri.
« Des activités de jumelage ont été initiées entre les ASPIM/AMP italiennes et les ASPIM/AMP des sous-régions méditerranéennes dont l’Italie fait partie », a-t-il expliqué, ajoutant que ces jumelages visent à promouvoir la mise en réseau et la standardisation de la gestion à travers le partage d’expériences entre les ASPIM/AMP jumelles, le renforcement des capacités et l’implication les organisations de la société civile.
Une séance de travail, dans l’objectif de mettre en place un modèle standardisé de gestion, a été tenue jeudi dernier, avec la participation de l’association écologique marine « Barbarous », en sa qualité de co-gestionnaire des îles Habibas, des responsables du ministères de l’Environnement et des Energies renouvelables et du Commissariat national du littoral, du côté algérien, et des gestionnaires de la réserve de Tavolara-Punta Coda Cavallo (Italie).
« Ce projet devrait permettre de renforcer davantage la coopération entre les gestionnaires des iles Habibas et d’impliquer progressivement les autres acteurs de la mer dans les processus futurs de la gestion de l’AMP des Habibas », a-t-il souligné.
Ce projet traduit l’engagement des institutions en charge de la gestion des AMP et leurs partenaires pour optimiser la gestion des AMP et impliquer l’ensemble des acteurs de la mer, a-t-il encore ajouté.
Les oranais en général et les amoureux du monde marin, espèrent vivement, que les Iles Habibas, reprennent leur place réelle et qu’elles soient reconnues à leur juste valeur.
Le phare des îles Habibas construit en 1878
L’archipel est formé de deux îles principales et de nombreux îlots et rochers. L’île principale, la plus grande, est surmontée d’un phare, le phare des îles Habibas, construit en 1878 par les français.
Phare de jalonnement, il est constitué d’une tour cylindrique en maçonnerie lisse construite sur la maison du gardien et les locaux techniques. La hauteur de l’édifice est de 13,8 m du sol et il culmine à une hauteur de 113,3 m à partir du niveau de la mer. Sa portée lumineuse de 20 milles nautiques. Alimenté en électricité par une batterie de panneaux solaires, le phare des îles Habibas est toujours opérationnel. Il est utilisé pour la navigation des bateaux accostant au port d’Oran.
Le célèbre commandant Cousteau avait été subjugué par la beauté des iles Habibas
Le commandant Cousteau et son célèbre navire La Calypso accostèrent aux îles Habibas en 1977, Cousteau déclara au sujet des îles Habibas, qu’elles sont l’un des 100 derniers cailloux perdus de la Méditerranée.
Les îles Habibas sont constituées de deux îles : Il s’agit de Touria, principale île principale et la plus grande avec ses 1200 mètres de longueur, 103 mètres de hauteur et de 160 à 600 mètres de largeur. La seconde île se situe au Nord-Est de l’île principale, elle est beaucoup plus petite et aussi plus difficile d’accès. A l’Ouest de l’île se trouve l’anse de la morte, la dépouille d’une femme espagnole fût découverte à cet endroit. A l’Est, l’on trouve la crique des pêcheurs et son petit port avec un quai aménagé permettant à de petits bateaux d’accoster. Plusieurs autres petites criques sont disséminées tout autour des îles Habibas.


















