R. M
La bande de Ghaza, soumise à un blocus humanitaire imposé par l’occupation sioniste depuis plus de deux mois, a besoin d’au moins 600 camions d’aide par jour pour répondre aux besoins vitaux de sa population, a déclaré lundi Wassim Mushtaha, directeur des programmes humanitaires de l’organisation Oxfam.
Dans une déclaration aux médias, Mushtaha a précisé que depuis le 2 mars, l’armée d’occupation a totalement fermé les points de passage menant à l’enclave, empêchant l’acheminement de vivres, de médicaments, d’eau potable ainsi que des engins lourds indispensables au déblaiement des décombres et à la reconstruction. Il a souligné que « les besoins humanitaires sont extrêmement élevés », rendant l’accès à la nourriture quasiment impossible pour la majorité des habitants.
La situation humanitaire à Ghaza, où vivent environ 2,4 millions de personnes, est décrite comme catastrophique par les Nations unies et plusieurs ONG internationales, qui tirent régulièrement la sonnette d’alarme quant aux pénuries croissantes de nourriture, de carburant et de soins médicaux.
Un rapport récent du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), publié lundi dernier, avertit que la bande de Ghaza est désormais confrontée à « un risque critique de famine ». L’absence quasi totale d’aide humanitaire menace la survie de milliers de familles, dans un contexte d’agression sioniste continue depuis le 7 octobre 2023.























