Boualem. Belhadri
Le premier octobre de chaque année, les officiels donnent le coup d’envoi de la campagne labours semailles. A Ain Temouchent cela se passe, comme à l’accoutumée, à la ferme école, l’ancien nom de l’institut de technologie moyen agricole spécialisé (ITMAS).
Lors de cette journée les professionnels se réunissent, débattent leurs problèmes et échangent des expériences réussies dans plusieurs domaines agricoles. Les CCLS, les Banques, la chambre de l’agriculture, l’union paysanne UNPA, les services agricoles, la conservation des forêts, les instituts de protection des végétaux, les bureaux d’étude et les producteurs sont les principaux participants à ce rendez-vous annuel. Ce que disent les autorités compétentes du secteur de l’agriculture et ce que pensent la quasi-totalité des céréaliers ne s’accordent pas dans les esprits des uns et des autres. Les fellahs ne sèment pas tant que les premières pluies tardent à tomber et préfèrent attendre pour que par la suite remuent leurs terres fraîchement arrosées afin de supprimer les pousses naissantes des mauvaises herbes. Cette tendance de fellahs constitue le gros lot qui continue à croire à cette expérience, car ces derniers n’utilisent que rarement les désherbants avant le stade de tallage des céréales. Mais au niveau de la plaine de la M’léta, zone précoce de plus de 20000 ha à emblaver en orges et en blé, le compte change de cap et les derniers qui réagissent emblavent leurs terre avant le 15 octobre, selon toute vraisemblance, car selon eux, plus on sème un peu tôt plus la rétention de l’eau de pluie est importante. Cette saison, l’objectif assigné par le secteur est d’arriver à emblaver une étendue de l’ordre de 110 à 115 mille ha en céréales selon Ghali Boulenouar, le nouveau locataire de DSA, fraîchement installé dans son poste de directeur des services agricoles. En effet on assiste à une prise de conscience de la part des retardataires qui ont jugé utile de retrousser les manches et saisir la charrue après les précieuses chutes de pluies qui ont arrosé toute la région de l’ouest du pays et de la wilaya d’Ain Temouchent, la semaine passée.
Certains agriculteurs ont préféré commencer l’engraissement de leurs terres par des engrais phosphatés de fond. Plus de la moitié de l’étendue à ensemencer est réservée au blé dur, une tendance qui a pris le dessus sur l’orge qui occupait plus de 70% des emblavures, il y a environ une dizaine d’année. Cette spéculation arrive en seconde position avec 40% des superficies à ensemencer. Le nouveau locataire des services agricoles est assez optimiste. Il dit que les deux CCLS établies à Ain Temouchent et Hammam Bou Hadjar ont consacré près de 124000 q de semences traitées. A la fin de la semaine écoulée, les ventes totalisaient 50 mille quintaux. S’agissant du crédit R’fik, il est à signaler que sur les 850 demandes formulées auprès de la banque BADR, 800 ont été acceptées.


















