J.M
C’est un tout petit chemin, pas très long, pas très large, mais très emprunté. Chaque jour, des centaines et des centaines de collégiens et lycéens l’empruntent pour aller en cours. Jusqu’ici, ce chemin situé derrière le cimetière d’Albert, entre la rue Pablo-Neruda et la rue du 11-Novembre, n’était pas baptisé. Désormais, il porte le nom de la ville algérienne Ain Témouchent, marraine de guerre, rapporte le journal Courrier Picard sur son site officiel. L’adjoint au consulat d’Algérie à Lille et le maire d’Albert ont inauguré le chemin Aïn Témouchent. La ville d’Albert rend hommage à la ville d’Ain Témouchent qui a contribué à sa reconstruction, après la fin de la guerre en 1919. La ville d’Albert est meurtrie, ses bâtiments effondrés. Grâce à la générosité de quatre villes (Ain-Temouchent en Algérie, Birmingham en Angleterre, Bordeaux en France et Tien-Tsin en Chine), la cité d’Ancre se reconstruit.
En 2019, un siècle après, Albert met à l’honneur ses 4 villes marraines, qui ont contribué financièrement à sa reconstruction. En mai dernier, la ville a même organisé une exposition, un grand spectacle artistique avec danseuses orientales, musiciens et fakir Au jardin public d’Albert qui est un jardin à l’anglaise situé au pied les anciens remparts de la ville, il est traversé par l’Ancre dont le dénivelé du cours a créé une chute d’eau de sept mètres de haut utilisée autrefois par les usines métallurgiques locales. Un bras de l’Ancre canalisé parcourt l’espace paysager et une fontaine “La porteuse d’eau” a été offerte à la ville d’Albert par la ville d’Aïn Témouchent en Algérie dans les années 1930.


















