Boualem. Belhadri
Le ” Hirak s’est mordu les angles et à la veille du début de la campagne électorale le mouvement devient du passé et beaucoup de ses adeptes qui scandaient des mots d’ordre pour le départ de ce qui restait de la “issaba” ont trouvé “compte”, si l’on peut exprimer ainsi, en intégrant les comités de soutien des postulants à la magistrature suprême du pays. Le favori qui a commencé à avoir de l’estime pour l’heure est Teboune qui a pu regrouper autour de lui des fans, non pas uniquement les ex militants du parti unique mais aussi des ” Hirakistes. Ce qui les différencie des autres des anciens collèges qui mangeaient à tous les râteliers est le fait de constater parmi eux des cadres, des étudiants, des fonctionnaires. Jeudi ce groupe devait élire le bureau de wilaya d’Ain Témouchent. Le local est situé à quelques mètres du café Kaleche d’Ain Témouchent. Le clan qui n’est pas visible et qui jouera un rôle déterminant est constitué par des ex militants du parti dissous appuyé par des éléments bien introduits et relevant des organisations de masse les plus structurées. Les autres candidats n’ont pas cette possibilité et éprouvent des difficultés dans la mise sur rails leur états major. Le second qui a une assise populaire acceptable est l’ex ministre de la culture et l’actuel SG du RND en l’occurrence Azzedine Mihoubi. Lui aussi il n’est pas au top niveau mais à première vue on distingue des jeunes et des étudiants qui prennent des initiatives en attendant les moyens à mettre en place. L’autre partant dans la course est Bengrina qui à première vue compte sur les bases des partis islamistes qui n’ont pas d’étalon dans la course électorale. Cet électorat demeure éparpillé et peut balancer d’un côté comme de l’autre. Benflis et Belaid auront des staffs qui misent beaucoup sur les jeunes. Ils ont des comités en mesure de créer la différence et les jours à venir sont pleins de surprises.



















