J.Moncef

Un vol venait d’être commis en 2003, un homme Y.A., se trouvant à proximité de chez lui au quartier de l’USTO, faisait ses dernières courses avant de rejoindre son domicile. Il entra dans un magasin avec deux sacs. Etait-il suivi ? Personne ne saura le dire, les malfaiteurs qui se trouvaient à l’affut s’empareront des deux sacs, si l’un d’entre eux contenait ses effets personnels à l’intérieur du second, ceux sont des documents administratifs qui s’y trouvaient dont des dossiers de justice, une vingtaine, ainsi que le passeport de la victime, son chéquier et d’autres documents qui seront tous détruits à l’exception des chèques qui ont servi aux voleurs pour retirer de l’argent de son compte. Une plainte est déposée par la victime lors des faits, ce dernier n’est autre qu’un magistrat conseiller auprès de la cour suprême.
L’enquête avait permis l’arrestation d’une partie de ce réseau de malfaiteurs. Hier, c’est l’un de ces mis en cause, le dénommé M.M., répondant des griefs d’association de malfaiteurs, vol qualifié et destruction de biens d’autrui qui a été jugé. Aux termes des délibérations, il a été acquitté. A la barre de cette instance judicaire, le mis en cause chargé par un de ses complices, affirmera être innocent. Même s’il a à son actif d’autres affaires répondant à plusieurs délits, il clamera son innocence. Des déclarations qui n’arriveront pas à convaincre le président de l’audience dont les questions se feront plus précises. « Votre complice affirme que c’est vous qui lui aviez vendu les sacs volés et trouvés au niveau de son domicile ».
« Non votre honneur, je n’ai rien volé » insistera ce prévenu. En prenant la parole, le représentant du ministère public requis à son encontre huit années de réclusion, insistant sur les faits et la nature des objets volés ainsi que sur la qualité de la victime. Quant à son avocat, il s’alignera sur les déclarations de son client en plaidant « la non culpabilité » de son mandant. On ne peut condamner une personne sur les simples accusations d’un autre accusé.