L’EH Docteur Benzerdjeb 220 lits prospère dans la chirurgie cardio-vasculaire

Ain Témouchent

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Boualem. Belhadri

L’EH Docteur Benzerdjeb 220 lits d’Ain Témouchent est sur la bonne voie en s’efforçant de grimper les échelons de mérite par ses nombreuses initiatives qui se sont concrétisées par des résultats probants et assez éloquents dans les domaines de la chirurgie de pointe et opérations très compliquées dans différentes spécialités que seuls les CHU des grands centres urbains et des métropoles aient des compétences de haut rang pour pouvoir les réaliser. Effectivement dans le cadre de la coopération entre les deux rives de la méditerranée dont principalement avec des missions scientifiques dirigées par des élites françaises en médecine. Depuis peu cette coopération s’est concrétisée avec une délégation, de spécialistes en chirurgie vasculaire, venue de Lille (France). « Cette dernière composée d’un éminent professeur en cardiologie et sept spécialistes a pu effectuer 03 interventions à cœur ouvert et 06 autres de cathétérisme pour des malades souffrant et présentant des anomalies cardiaques, selon Abdelmadjid Zerdaoui, le directeur de l’EH qui s’est confié à la presse tout en précisant que ces opérations de haut niveau entrent dans le cadre de la mise à niveau des praticiens spécialistes algériens de l’EH et la formation continue prônée par l’établissement hospitalier. » Et d’après lui « l’EH est devenu une destination de choix ces derniers temps. Le service de cardiologie enregistre une demande assez fortes, ces-jours-ci et les demandent sont formulées par des patients venant de plusieurs wilaya du pays. Cette situation devait être étudiée de nouveau et songer 3au renforcement de son bloc opératoire avec des équipements sophistiqués, estime le directeur de l’EH ». Et d’ajouter «  ce type de chirurgie cardiaques de pointe coutait des dépenses publiques onéreuses en devises fortes notamment quand il s’agit de transfert vers l’étranger et le plus souvent en France. Les professeurs de l’EH commencent à maitriser des interventions chirurgicales de pointe dans de nombreux domaine de la médecine dont la scoliose et la myasthénie.

Cependant un jet de trois patients n’est pas tellement un miracle. Et l’on doit penser au développement de ce service afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle non pas en présence de spécialistes venus d’outre-mer mais que cela doit se passer entre algériens et avec des possibilités de former d’autres avec le concours de tous les professeurs cardiologues en mesure de faire la différence et apporter un appoint considérable dans ce domaine de chirurgie assez complexe. Le guide de la médecine et de la santé en Algérie rapportant les propos du Professeur Bourezag  chef de service de chirurgie cardiaque dira « nonobstant les recommandations de spécialistes algériens, notre pays n’a jamais investi dans un ou plusieurs projets spécialisés par région. » IL va falloir songer à une démarche mûrement réfléchie et ne pas se contenter de doter les structures en opérant des réorientations. L’exemple le plus palpable et qui crève les yeux, de nos jour est celui du complexe « mère-enfants ». En outre le même guide souligne «que la répartition géographique de ces centres est particulièrement est inégale et sans la moindre considération pour de nombreuses régions de l’intérieur du pays comme Tamanrasset, Djelfa, Tebessa…ect. On imagine le calvaire qui empeste les malades provenant de ces régions. » Aujourd’hui les équipes sont devenues hautement performantes pouvant répondre à la prise en charge de la majorité des pathologies rencontrées. L’EH a tracé sa voie celle de l’innovation et la maîtrise des nouvelles techniques hautement performantes en science médicale, toutes spécialités confondues.