Les débrayages dans le secteur de l’éducation s’invitent à la campagne électorale ?

Education

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Boualem. Belhadri

A Ain Témouchent, le débrayage hebdomadaire, de deux jours, des enseignants du primaire, n’est pas du goût des états-majors de campagnes des cinq candidats au poste de la magistrature suprême du 12 décembre 2019. Le climat n’aide pas à programmer des meetings mais le climat de la politique sur la scène nationale est lui aussi perturbé par ces débrayages.
Cependant pour les candidats il ne faut pas qu’ils se taisent et doivent inscrire ce problème, qui perdure des années durant, dans le calendrier de leur campagne. Cela pourrait évidement constituer un point de leur programme pour lequel ils doivent se prononcer clairement et sans aucune aubage. Les débrayages ne sont pas focalisés uniquement au niveau de ce secteur qui est le plus important. Et où se donner la tête est une question qui pose une problématique non des moindres. Les jours à venir en diront long et large.
Pourtant, le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed avait déclaré il y a plus de deux semaines que les revendications soulevées par les enseignants du cycle primaire, lors de leurs récentes protestations, étaient « des dossiers pris en charge » avec le partenaire social. « Notre confiance est totale en les enseignants, notamment ceux du cycle primaire, dont nous sommes conscients de la lourde responsabilité qui leur incombe », dira Belabed.
Soulignant que les slogans « innocents et spontanés, brandis lors des récentes contestations sont des dossiers pris en charge avec le partenaire social, notre seul interlocuteur, pour leur traitement dans le cadre de la loi ». « Les 15 syndicats du secteur, qui travaillent avec nous, ont fait montre d’une grande maturité et de responsabilité concernant le traitement de ces revendications, particulièrement en cette conjoncture sensible », a-t-il fait savoir, réaffirmant « nous sommes en train d’étudier ces dossiers et nous n’avons pas attendus qu’ils fassent l’objet de revendications et de slogans, pour les prendre en charge. Soulignant, à ce propos, que le traitement de certains dossiers socioprofessionnels « nécessite du temps », il a ajouté que « d’autres questions requirent un cadre réglementaire à mettre en place avec toutes les parties concernées », en vue de l’amélioration du cadre de vie de l’enseignant. Revenant au rôle « crucial et historique » de l’enseignent en la conjoncture que traverse le pays, le ministre a dit que « nos enseignants auront, comme ils l’ont toujours fait, des positions nationales honorables à ajouter à leur riche palmarès de patriotisme et de réponse à l’appel de la patrie, en faisant prévaloir l’intérêt suprême du pays pour la réussite des prochaines échéances nationales et l’édification d’une nouvelle République algérienne ». « L’enseignant algérien, de par sa noble mission et sa force morale, saura se prémunir contre les voix et les intentions tendancieuses, qui veulent instrumentaliser », a-t-il conclu.