H.Nassira
Après de vifs échanges et un long débat autour du règlement des dettes des artistes ayant participé à d’anciennes manifestations organisées par l’Agence communale des manifestations culturelles et artistiques d’Oran – dissoute depuis – les membres de l’Assemblée populaire communal (APC) ont approuvé, lors de leur troisième session ordinaire, la délibération inscrite au titre des « questions diverses supplémentaires », concernant le paiement des dettes de l’agence, estimées à 21 milliards de centimes.
Lors de cette session, l’APC d’Oran a inscrit à l’ordre du jour quatre points supplémentaires, dont la liquidation des dettes de l’agence dissoute depuis le début du mandat local en cours. L’agence avait été dissoute sur décision du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, à la suite d’enquêtes portant sur son fonctionnement, aboutissant à la nomination d’un expert-liquidateur conformément à la législation.
Les tentatives précédentes de l’Assemblée pour soumettre le dossier au vote avaient échoué en raison de l’opposition de certains élus, craignant des irrégularités liées aux enquêtes en cours. Toutefois, après plusieurs débats, ils ont été convaincus que le dossier était conforme à la loi et ne présentait aucun risque, d’autant que la dissolution de l’agence avait été réalisée légalement et que l’expert-liquidateur avait mené toutes les procédures nécessaires.
Lors des travaux de la session, en présence de l’artiste Houari Ben Chennat et du musicien Kouider Berkan, le président de l’APC a présenté aux élus les différentes étapes du traitement du dossier. Le rapport préliminaire de l’expert avait initialement révélé des dettes de 29 milliards de centimes, avant qu’un nettoyage comptable ne fixe le montant final à 21,280 milliards de centimes.
Le dossier avait suscité de vives discussions lors de sessions précédentes, certains élus demandant un vote séparé pour chaque catégorie de dettes, compte tenu de créances individuelles pouvant atteindre 1,2 milliard de centimes pour certains artistes et techniciens.
Le président de l’Assemblée a défendu avec force la nécessité de voter la délibération et de clore définitivement le dossier, soulignant que ces dettes incombaient à la commune et qu’il convenait de lever toute ambiguïté. Les responsables administratifs ont précisé que l’agence, anciennement appelée « Office national de la culture », avait été créée en 2016 et avait bénéficié de subventions annuelles pouvant atteindre 7 milliards de centimes. Toutefois, certaines dettes accumulées envers les artistes et techniciens n’avaient pas été réglées en raison de restrictions budgétaires et de crises financières, malgré la réalisation de diverses activités et spectacles, dont les célébrations de la fête de l’Indépendance.
Malgré l’abstention de certains élus, d’autres ont insisté sur l’importance de régulariser la situation, rappelant que la commune reste responsable des engagements passés comme présents et que les artistes et techniciens avaient pleinement assuré les prestations prévues lors de ces manifestations officielles.



















